Version publique de nos derniers travaux (*)
  • Je ne suis pas un expert de la Formation Professionnelle. Sensibilisé à la démarche humaniste que constitue cette école de la deuxième chance, marqué par son ancrage dans le compagnonnage, elle est également à la croisée de tous les grands courants ayant marqué la fin du XXème siècle et le début du XXème siècle : philosophie du CNR, décentralisation, libéralisation imposée par l'Union Européenne. Je m'y suis donc intéressé en tant que salarié et en tant que citoyen, désireux de mieux comprendre mon environnement.

Je traiterai de la formation continue des adultes, qui concerne les publics de salariés ou de personnes en rupture d'emploi, et non pas de la formation initiale. De la même façon, je ne rentrerai pas dans le détail des mesures elles mêmes, mais tenterai de faire apparaître les finalités de la Formation Professionnelle, son évolution au fil du temps, le dispositif actuellement en place avant de proposer quelques éléments de débats.

    La formation professionnelle

    Je ne suis pas un expert de la Formation Professionnelle. Sensibilisé à la démarche humaniste que constitue cette école de la deuxième chance, marqué par son ancrage dans le compagnonnage, elle est également à la croisée de tous les grands courants ayant marqué la fin du XXème siècle et le début du XXème siècle : philosophie du CNR, décentralisation, libéralisation imposée par l'Union Européenne. Je m'y suis donc intéressé en tant que salarié et en tant que citoyen, désireux de mieux comprendre mon environnement. Je traiterai de la formation continue des adultes, qui concerne les publics de salariés ou de personnes en rupture d'emploi, et non pas de la formation initiale. De la même façon, je ne rentrerai pas dans le détail des mesures elles mêmes, mais tenterai de faire apparaître les finalités de la Formation Professionnelle, son évolution au fil du temps, le dispositif actuellement en place avant de proposer quelques éléments de débats.

    Lire la suite...

  • <p>La fin du XXème siècle a vu fleuri des expressions telles que « le village globale », qui repeignaient la mondialisation en un phénomène hautement chaleureux, tout en faisant miroiter un monde sans frontières.</p>

<p>Les centaines de milliers de travailleurs ayant perdu leur emploi suite à des délocalisations pourraient allègrement témoigner à la fois de la réalité du phénomène de mondialisation, et de son absence totale de chaleur humaine. Les migrants ayant eu à s’entasser par centaines dans les cales fermées à clef de poubelles dérivant entre Tripoli et Lampedouza pourraient quant à eux témoigner de la persistance des frontières dans ce monde soit disant globalisé.</p>

<p>L’idée d’un monde renonçant à ses frontières en parallèle du développement de la mondialisation ne résiste d’ailleurs pas non plus à l’analyse de l’histoire contemporaine : pas moins de 27 000km de frontières nouvelles ont été créés depuis la chute du mur de Berlin. Ce phénomène s’explique notamment par le démantèlement des pays du bloc de l’est, et plus particulièrement par la scission de plusieurs états multinationaux (URSS, Yougoslavie, Tchécoslovaquie, …), mais pas uniquement. Des conflits frontaliers persistent dans le monde, notamment en Afrique. Ailleurs, les volontés d’affirmation identitaires se multiplient poussant à la création de lignes de démarcation soit nouvelles, soit renforcées.</p>

<p>Cet exposé, dont le thème m’est venu suite à la multiplication des drames en méditerranée, tout particulièrement au mois de mars de cette année, s’interrogera sur l’évolution du sens de la frontière tant dans le temps, sur les phénomènes à l’œuvre dans la définition des frontières et sur les mécanismes actuellement à l’œuvre sur ce terrain géopolitique.</p>

    Rôle et utilité des frontières

    La fin du XXème siècle a vu fleuri des expressions telles que « le village globale », qui repeignaient la mondialisation en un phénomène hautement chaleureux, tout en faisant miroiter un monde sans frontières.

    Les centaines de milliers de travailleurs ayant perdu leur emploi suite à des délocalisations pourraient allègrement témoigner à la fois de la réalité du phénomène de mondialisation, et de son absence totale de chaleur humaine. Les migrants ayant eu à s’entasser par centaines dans les cales fermées à clef de poubelles dérivant entre Tripoli et Lampedouza pourraient quant à eux témoigner de la persistance des frontières dans ce monde soit disant globalisé.

    L’idée d’un monde renonçant à ses frontières en parallèle du développement de la mondialisation ne résiste d’ailleurs pas non plus à l’analyse de l’histoire contemporaine : pas moins de 27 000km de frontières nouvelles ont été créés depuis la chute du mur de Berlin. Ce phénomène s’explique notamment par le démantèlement des pays du bloc de l’est, et plus particulièrement par la scission de plusieurs états multinationaux (URSS, Yougoslavie, Tchécoslovaquie, …), mais pas uniquement. Des conflits frontaliers persistent dans le monde, notamment en Afrique. Ailleurs, les volontés d’affirmation identitaires se multiplient poussant à la création de lignes de démarcation soit nouvelles, soit renforcées.

    Cet exposé, dont le thème m’est venu suite à la multiplication des drames en méditerranée, tout particulièrement au mois de mars de cette année, s’interrogera sur l’évolution du sens de la frontière tant dans le temps, sur les phénomènes à l’œuvre dans la définition des frontières et sur les mécanismes actuellement à l’œuvre sur ce terrain géopolitique.

    Lire la suite...

  • <p>Le bouddhisme séduit de plus en plus le monde occidental. Il est synonyme de compassion, de tolérance. Les images d’un dalaï-lama souriant aux côtés d’hommes et de femmes politiques, de vedettes du show-biz, délivrant un message de paix et de non-violence, nous sont familières. La publicité semble l’avoir annexé : les statuettes de bouddhas se multiplient dans des lieux improbables comme les restaurants, les salles d’attente, les plateaux de télévision…. Des termes issus du bouddhisme sont passés dans le vocabulaire courant : mantra, karma, nirvana, mandala sont aujourd’hui déclinés sur tous les tons, parfois les plus inattendus.</p>

<p>Cette image médiatisée du bouddhisme n’est pas sa réalité. En Europe, c’est en France que les sympathisants du bouddhisme sont les plus nombreux, des temples des différents groupes bouddhistes sont régulièrement érigés. On peut s’interroger : les adeptes et sympathisants sont-ils séduits par une nouvelle religion, à la fois exotique et sans contrainte apparente ? Ou par une démarche spirituelle de perfectionnement ? Religion ou philosophie ? Les réponses peuvent différer selon les engagements et les convictions. Elles peuvent différer selon ce qu’on entend par religion ou par philosophie. Qui l’emporte, au bout du compte, le « et » ou le « ou » ? Le bouddhisme est-il une religion (mais sans point commun avec les religions monothéistes) ou une philosophie, une conception du monde ?</p>

<p>Pour les adeptes du bouddhisme, membre d’une communauté dirigée par des guides spirituels, c’est une religion avec ses rites, ses textes canoniques, ses prières, une religion qui, comme d’autres, ouvre une voie de transformation personnelle ; pour d’autres, attirés spirituellement par le bouddhisme mais qui ne veulent pas suivre des règles strictes et n’adhèrent pas à l’ensemble des textes, il s’agit d’une« religion à la carte » (selon l’expression de Jean-Noël Robert) dont on retiendrait les points positifs et écarterait les aspects contraignants d’une religion. Enfin, d’autres sont séduits par une vision du monde, correspondant à une pensée qu’on pourrait qualifier de « New Age »construite sur un mélange d’idées et de principes divers comme la compassion, le respect de l’autre, la tolérance, le développement personnel et fondée en partie sur la pratique de la méditation devenue, depuis quelques années, un important phénomène d’édition.</p>

<p>Essayons de clarifier un débat parfois confus. Le bouddhisme recèle de multiples dimensions (historiques, sociales, sociétales) que je vais essayer de rapidement brosser.</p>

    Le bouddhisme : une religion ou une philosophie ?

    Le bouddhisme séduit de plus en plus le monde occidental. Il est synonyme de compassion, de tolérance. Les images d’un dalaï-lama souriant aux côtés d’hommes et de femmes politiques, de vedettes du show-biz, délivrant un message de paix et de non-violence, nous sont familières. La publicité semble l’avoir annexé : les statuettes de bouddhas se multiplient dans des lieux improbables comme les restaurants, les salles d’attente, les plateaux de télévision…. Des termes issus du bouddhisme sont passés dans le vocabulaire courant : mantra, karma, nirvana, mandala sont aujourd’hui déclinés sur tous les tons, parfois les plus inattendus.

    Cette image médiatisée du bouddhisme n’est pas sa réalité. En Europe, c’est en France que les sympathisants du bouddhisme sont les plus nombreux, des temples des différents groupes bouddhistes sont régulièrement érigés. On peut s’interroger : les adeptes et sympathisants sont-ils séduits par une nouvelle religion, à la fois exotique et sans contrainte apparente ? Ou par une démarche spirituelle de perfectionnement ? Religion ou philosophie ? Les réponses peuvent différer selon les engagements et les convictions. Elles peuvent différer selon ce qu’on entend par religion ou par philosophie. Qui l’emporte, au bout du compte, le « et » ou le « ou » ? Le bouddhisme est-il une religion (mais sans point commun avec les religions monothéistes) ou une philosophie, une conception du monde ?

    Pour les adeptes du bouddhisme, membre d’une communauté dirigée par des guides spirituels, c’est une religion avec ses rites, ses textes canoniques, ses prières, une religion qui, comme d’autres, ouvre une voie de transformation personnelle ; pour d’autres, attirés spirituellement par le bouddhisme mais qui ne veulent pas suivre des règles strictes et n’adhèrent pas à l’ensemble des textes, il s’agit d’une« religion à la carte » (selon l’expression de Jean-Noël Robert) dont on retiendrait les points positifs et écarterait les aspects contraignants d’une religion. Enfin, d’autres sont séduits par une vision du monde, correspondant à une pensée qu’on pourrait qualifier de « New Age »construite sur un mélange d’idées et de principes divers comme la compassion, le respect de l’autre, la tolérance, le développement personnel et fondée en partie sur la pratique de la méditation devenue, depuis quelques années, un important phénomène d’édition.

    Essayons de clarifier un débat parfois confus. Le bouddhisme recèle de multiples dimensions (historiques, sociales, sociétales) que je vais essayer de rapidement brosser.

    Lire la suite...

  • <p>« La carlingue » est un phénomène criminel qui a sévi de 1940 à 1944. Sous ce nom agissait une bande de criminels issus de la moyenne et grande délinquance française, et qui a intensément collaboré avec l'occupant allemand durant la seconde guerre mondiale.</p>

<p> L'origine du nom demeure incertaine ; il proviendrait, soit d'un bar d'aviateurs où une partie de la bande se réunissait, soit de « la carre », mise minimale à investir dans certains jeux de cartes et qui peut permettre de gagner de grosses sommes d'argent.</p>

<p>Le fait historique que constitue « la carlingue » présente un triple intérêt : 
<ul><li> Tout d'abord, il est méconnu d'une grande partie de la population.</li>
<li> Ensuite, la bande de « la Carlingue » a acquis des prérogatives et une puissance, à ma connaissance, jamais égalées dans l'histoire de la grande criminalité française.</li>
<li> Enfin, parmi d'autres catégories de la population, les francs-maçons ont été visés par les méfaits de cette organisation, tant du fait des richesses de certains frères, que de la politique menée par l'occupant (auquel la bande était subordonnée) et qui se défiait et réprimait ces libres penseurs.</li></ul>

    La carlingue, la pègre française pendant l’occupation

    « La carlingue » est un phénomène criminel qui a sévi de 1940 à 1944. Sous ce nom agissait une bande de criminels issus de la moyenne et grande délinquance française, et qui a intensément collaboré avec l'occupant allemand durant la seconde guerre mondiale.

    L'origine du nom demeure incertaine ; il proviendrait, soit d'un bar d'aviateurs où une partie de la bande se réunissait, soit de « la carre », mise minimale à investir dans certains jeux de cartes et qui peut permettre de gagner de grosses sommes d'argent.

    Le fait historique que constitue « la carlingue » présente un triple intérêt :

    • Tout d'abord, il est méconnu d'une grande partie de la population.
    • Ensuite, la bande de « la Carlingue » a acquis des prérogatives et une puissance, à ma connaissance, jamais égalées dans l'histoire de la grande criminalité française.
    • Enfin, parmi d'autres catégories de la population, les francs-maçons ont été visés par les méfaits de cette organisation, tant du fait des richesses de certains frères, que de la politique menée par l'occupant (auquel la bande était subordonnée) et qui se défiait et réprimait ces libres penseurs.

    Lire la suite...

  • <p>Le mot « transhumanisme » apparait pour la première fois en 1957 dans un texte de Julian Huxley : « In new Bootles for new Wines » faisant une synthèse des recherches en cours et surtout à venir et prédisant notre capacité à prendre en main notre destin.</p>

<p>Selon Nick Bostrom, de la World Transhumanist Association,  « Le transhumanisme est un mouvement philosophique et culturel soucieux de promouvoir des modalités responsables d’utilisation des technologies en vue d’améliorer / augmenter les capacités humaines et d’accroître l’étendue de l’épanouissement humain ». Cet épanouissement peut prendre deux formes : évolution pour vivre mieux, évolution pour vivre plus.</p>
<p>Dans ces définitions, il n’y a toutefois pas de réel changement de paradigme dans l’idée générale. Ce n’est que la formidable accélération des sciences et des techniques qui nous fait voir, non plus à l’échelle séculaire ou humaine, mais à l’échelle annuelle, les modifications apportées à notre évolution. La ligne de fond ("je m’astreints des contraintes naturelles"), est en réalité présente depuis que nous avons eu conscience de notre propre finitude. </p>
<p>La notion de transhumanisme prend en fait vraiment forme dès que l’on ne parle plus d’amélioration de l’homme mais de survivance de l’homme à une échelle de temps non naturelle. Comment envisager l’individu, la relation à l’autre, le vivre ensemble avec une espérance de vie dépassant le siècle, le millénaire ou tendant vers l’infini même si ce dernier n’est pas vraiment conceptualisable. Serons nous encore des humains au sens où nous l’entendons ? S’agit-il de transhumanisme ou de post-humanisme?</p>

<p>Avant tout, est-ce envisageable ?</p>

    Le transhumanisme

    Le mot « transhumanisme » apparait pour la première fois en 1957 dans un texte de Julian Huxley : « In new Bootles for new Wines » faisant une synthèse des recherches en cours et surtout à venir et prédisant notre capacité à prendre en main notre destin.

    Selon Nick Bostrom, de la World Transhumanist Association, « Le transhumanisme est un mouvement philosophique et culturel soucieux de promouvoir des modalités responsables d’utilisation des technologies en vue d’améliorer / augmenter les capacités humaines et d’accroître l’étendue de l’épanouissement humain ». Cet épanouissement peut prendre deux formes : évolution pour vivre mieux, évolution pour vivre plus.

    Dans ces définitions, il n’y a toutefois pas de réel changement de paradigme dans l’idée générale. Ce n’est que la formidable accélération des sciences et des techniques qui nous fait voir, non plus à l’échelle séculaire ou humaine, mais à l’échelle annuelle, les modifications apportées à notre évolution. La ligne de fond ("je m’astreints des contraintes naturelles"), est en réalité présente depuis que nous avons eu conscience de notre propre finitude.

    La notion de transhumanisme prend en fait vraiment forme dès que l’on ne parle plus d’amélioration de l’homme mais de survivance de l’homme à une échelle de temps non naturelle. Comment envisager l’individu, la relation à l’autre, le vivre ensemble avec une espérance de vie dépassant le siècle, le millénaire ou tendant vers l’infini même si ce dernier n’est pas vraiment conceptualisable. Serons nous encore des humains au sens où nous l’entendons ? S’agit-il de transhumanisme ou de post-humanisme?

    Avant tout, est-ce envisageable ?

    Lire la suite...

  • Si il y a un sujet sur lesquels les politiques de tous bords semblent unanimes, c’est bien celui de la croissance. Quelle que ce soit la tendance politique, de droite comme de gauche, cette croissance est présentée comme une composante essentielle et incontournable de la solution à tous les problèmes de la société dans laquelle nous vivons.  Elle permettrait une baisse du chômage, une diminution de la pauvreté, une augmentation du niveau de vie et serait même en mesure de nous apporter le bonheur ! C’est à cette caractéristique miracle pour les uns ou au minimum indispensable pour d’autre que j’ai décidé de m’intéresser.

    Croissance et choix de société

    Si il y a un sujet sur lesquels les politiques de tous bords semblent unanimes, c’est bien celui de la croissance. Quelle que ce soit la tendance politique, de droite comme de gauche, cette croissance est présentée comme une composante essentielle et incontournable de la solution à tous les problèmes de la société dans laquelle nous vivons. Elle permettrait une baisse du chômage, une diminution de la pauvreté, une augmentation du niveau de vie et serait même en mesure de nous apporter le bonheur ! C’est à cette caractéristique miracle pour les uns ou au minimum indispensable pour d’autre que j’ai décidé de m’intéresser.

    Lire la suite...

  • <p>La laïcité est un principe intangible qui se vit au quotidien dans un monde en constant mouvement, le brassage des populations doit nous obliger à promouvoir la notion de droits universels de l’individu. La laïcité n’est pas une exception française.</p>

<p>Elle ne devrait pas être une guerre mais un rappel simple, fort et constant du trigramme de notre constitution : Liberté, Egalité, Fraternité. Cette affirmation fait l’unanimité de notre atelier. Cependant, cette non guerre a encore encore fait 17 vraies victimes en ce début 2015 et consumée 3 jeunes hommes nourris à la haine et à l’absurde.</p>

<p>L’ennemi nous le connaissons, il est la folie intégriste. Ce jour là, la folie avait pris le masque de l’islam radical mais nous savons que l’ennemi peut porter la croix ou un drapeau. L’intégrisme souhaite soustraire les sociétés au droit civil, qui affirme la prééminence de l’individu sur le groupe, qui affirme l’égalité entre les citoyens sur les groupes communautaires, qui affirme l’égalité entre les hommes et les femmes. Les intégristes souhaitent remplacer le droit civil par des lois religieuses. Ils veulent réduire la liberté de penser, de créer, d’imaginer ; la liberté entre les citoyens, la liberté de conscience, la laïcité.</p>

<p>La promotion de la laïcité va devoir être amplifiée, elle seule peut éviter une confrontation confessionnelle au sein même de notre pays. Il ne faudra pas tomber dans le piège grossier de la mettre à niveau des religions, d’en faire une de plus, associée ainsi aux courants athée et agnostique.</p>
<p>
Nous le rappelons avec force, la laïcité, seule, permet toutes les religions, toutes les opinions, au sein d’une communauté d’individus.</p>

<p>Comment occuper le terrain du combat laïcque après ce constat ? </p>

    Comment occuper pleinement le terrain du combat laïque que d’aucuns prétendent accaparer ?

    La laïcité est un principe intangible qui se vit au quotidien dans un monde en constant mouvement, le brassage des populations doit nous obliger à promouvoir la notion de droits universels de l’individu. La laïcité n’est pas une exception française.

    Elle ne devrait pas être une guerre mais un rappel simple, fort et constant du trigramme de notre constitution : Liberté, Egalité, Fraternité. Cette affirmation fait l’unanimité de notre atelier. Cependant, cette non guerre a encore encore fait 17 vraies victimes en ce début 2015 et consumée 3 jeunes hommes nourris à la haine et à l’absurde.

    L’ennemi nous le connaissons, il est la folie intégriste. Ce jour là, la folie avait pris le masque de l’islam radical mais nous savons que l’ennemi peut porter la croix ou un drapeau. L’intégrisme souhaite soustraire les sociétés au droit civil, qui affirme la prééminence de l’individu sur le groupe, qui affirme l’égalité entre les citoyens sur les groupes communautaires, qui affirme l’égalité entre les hommes et les femmes. Les intégristes souhaitent remplacer le droit civil par des lois religieuses. Ils veulent réduire la liberté de penser, de créer, d’imaginer ; la liberté entre les citoyens, la liberté de conscience, la laïcité.

    La promotion de la laïcité va devoir être amplifiée, elle seule peut éviter une confrontation confessionnelle au sein même de notre pays. Il ne faudra pas tomber dans le piège grossier de la mettre à niveau des religions, d’en faire une de plus, associée ainsi aux courants athée et agnostique.

    Nous le rappelons avec force, la laïcité, seule, permet toutes les religions, toutes les opinions, au sein d’une communauté d’individus.

    Comment occuper le terrain du combat laïcque après ce constat ?

    Lire la suite...