Travaux

  • <p>Le revenu de base ou revenu universel est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni obligation de travail, selon la définition du Basic Income Earth Network (BIEN) . Il reconnaît la participation de l'individu à la société, indépendamment de la mesure de l'emploi.</p>

<p>Ce concept conduit à remettre en cause ou, a minima, à questionner la notion de travail qui peut se définir, de manière simplifiée, comme l'activité rémunérée qui permet la production de biens et de services. Avec le capital, le travail est un facteur de production de l'économie. Il est essentiellement fourni par des employés en échange d'un salaire.</p>

<p>De manière plus générale, la question du revenu universel soulève celle de la répartition des richesses au sein de la société, qu'elles soient issues du travail ou du capital.</p>

<p>Elle est également susceptible de remettre en cause la relation entre l'individu et la société dans un sens libéral (affranchir l'individu de la tutelle de l’État) ou dans un sens marxiste (affranchir l'individu de la contrainte du travail).</p>

<p>Plus pragmatiquement, le revenu universel peut simplement être un moyen d' améliorer le système actuel et de le rendre plus efficient, afin de mieux l’adapter aux bouleversements de notre société (avènement du numérique et de la robotisation, disparition de nombreux emplois entraînant une remise en cause de la valeur travail).</p>

<p>Au-delà ces finalités théoriques ou pratiques, la relation entre revenu universel et travail demeure complexe et tourmentée.
En effet, après avoir exposé les aspects théoriques et pratiques de la notion de revenu universel, nous verrons comment celle-ci conduit à déconstruire la notion de travail communément admise.</p>

<p>Il apparaîtra, à l'issue de ces propos, que si la fonction du revenu universel peut revêtir une forme d'importance, celle-ci demeure à ce jour essentiellement symbolique.</p>

    En quoi le revenu universel nous interroge-t-il sur notre relation au travail ?

    Le revenu de base ou revenu universel est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni obligation de travail, selon la définition du Basic Income Earth Network (BIEN) . Il reconnaît la participation de l'individu à la société, indépendamment de la mesure de l'emploi.

    Ce concept conduit à remettre en cause ou, a minima, à questionner la notion de travail qui peut se définir, de manière simplifiée, comme l'activité rémunérée qui permet la production de biens et de services. Avec le capital, le travail est un facteur de production de l'économie. Il est essentiellement fourni par des employés en échange d'un salaire.

    De manière plus générale, la question du revenu universel soulève celle de la répartition des richesses au sein de la société, qu'elles soient issues du travail ou du capital.

    Elle est également susceptible de remettre en cause la relation entre l'individu et la société dans un sens libéral (affranchir l'individu de la tutelle de l’État) ou dans un sens marxiste (affranchir l'individu de la contrainte du travail).

    Plus pragmatiquement, le revenu universel peut simplement être un moyen d' améliorer le système actuel et de le rendre plus efficient, afin de mieux l’adapter aux bouleversements de notre société (avènement du numérique et de la robotisation, disparition de nombreux emplois entraînant une remise en cause de la valeur travail).

    Au-delà ces finalités théoriques ou pratiques, la relation entre revenu universel et travail demeure complexe et tourmentée. En effet, après avoir exposé les aspects théoriques et pratiques de la notion de revenu universel, nous verrons comment celle-ci conduit à déconstruire la notion de travail communément admise.

    Il apparaîtra, à l'issue de ces propos, que si la fonction du revenu universel peut revêtir une forme d'importance, celle-ci demeure à ce jour essentiellement symbolique.

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  • <p>En début d’année tandis que je prenais mon temps à réfléchir au sujet initial du travail que je comptais vous présenter : le temps (pas celui qu’il fait mais celui qui passe inexorablement et qui nous manque parfois voire tout le...temps), j’ai eu mon regard attiré par le titre suivant « les algorithmes ne limitent pas notre liberté de choix, ils l’augmentent » puis quelques jours après un article vantait la prouesse de l’unité de recherche Google Brain qui a réussi à deviner et proposer des visages, très proches de la réalité, à partir de contenu à très basse définition. Quelques semaines auparavant, je me souvenais d’avoir téléchargé et lu un article web (bien entendu : nous sommes au 21eme siècle) intitulé « Japon : l’intelligence artificielle remplace 34 salariés d’un assureur ». En septembre 2016, un article issu des revues publiées par l’éditeur « Techniques de l’ingénieur » posait la question suivante «Google Deepmind » l’intelligence humaine est-elle déjà dépassée ? ».</p>

<p>Le fait que dans une temporalité relativement courte, ces articles à sensation, si l’on est critique et inquiet, ou sensationnels si l’on est sciento/technophile béat me soient parvenus est l’exemple même de ce que l’on nomme « synchronicité ». Cela m’a incité à m’interroger un peu plus à la notion d’algorithmes afin de vous parler, de partager avec vous pour in fine avancer dans notre compréhension collective du monde actuel et futur. J’ai compris qu’en fait que cette synchronicité n’avait sans doute rien de fortuit, qu’elle ne relevait pas d’un hasard total mais était sans nul doute le résultat d’un algorithme à l’œuvre à mon insu.</p>

    Il est venu les temps des … algorithmes

    En début d’année tandis que je prenais mon temps à réfléchir au sujet initial du travail que je comptais vous présenter : le temps (pas celui qu’il fait mais celui qui passe inexorablement et qui nous manque parfois voire tout le...temps), j’ai eu mon regard attiré par le titre suivant « les algorithmes ne limitent pas notre liberté de choix, ils l’augmentent » puis quelques jours après un article vantait la prouesse de l’unité de recherche Google Brain qui a réussi à deviner et proposer des visages, très proches de la réalité, à partir de contenu à très basse définition. Quelques semaines auparavant, je me souvenais d’avoir téléchargé et lu un article web (bien entendu : nous sommes au 21eme siècle) intitulé « Japon : l’intelligence artificielle remplace 34 salariés d’un assureur ». En septembre 2016, un article issu des revues publiées par l’éditeur « Techniques de l’ingénieur » posait la question suivante «Google Deepmind » l’intelligence humaine est-elle déjà dépassée ? ».

    Le fait que dans une temporalité relativement courte, ces articles à sensation, si l’on est critique et inquiet, ou sensationnels si l’on est sciento/technophile béat me soient parvenus est l’exemple même de ce que l’on nomme « synchronicité ». Cela m’a incité à m’interroger un peu plus à la notion d’algorithmes afin de vous parler, de partager avec vous pour in fine avancer dans notre compréhension collective du monde actuel et futur. J’ai compris qu’en fait que cette synchronicité n’avait sans doute rien de fortuit, qu’elle ne relevait pas d’un hasard total mais était sans nul doute le résultat d’un algorithme à l’œuvre à mon insu.

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  • <p>Forts de 310 millions d’habitants sur les 7 milliards qui peuplent notre terre, les Etats Unis d’Amérique représentent environ 5% de la population mondiale, mais si l’on se limite à la population incarcérée, avec ses 2 300 000 détenus, le pays compte alors pour 25% des détenus à l’échelle mondiale. Son taux d’incarcération de 730 personnes pour 100 000 habitants le place en première position des pays pour lesquels des statistiques sont disponibles (559 pour la Russie, 122 pour la Chine, 102 pour la France, … ) et ne permet qu’à la Corée du Nord de le dépasser, avec une estimation à 800 pour 100 000 habitants. Impressionnant pour le pays dit de la liberté…</p><p>
Ces chiffres ne doivent rien au hasard. Ils sont pour partie le fruit de l’histoire d’un pays qui n’est évidemment pas transposable au notre, mais également le fruit d’une organisation du dit pays tant au plan social qu’idéologique et institutionnel. Ces éléments étant, eux, partie intégrante du modèle libéral comunautariste anglo saxon que d’aucuns tentent d’importer en France et en Europe, il m’a paru intéressant de vous présenter cette planche relative à l’histoire de la politique carcérale américaine.</p>

    Histoire de la politique carcéarle aux Etats Unis

    Forts de 310 millions d’habitants sur les 7 milliards qui peuplent notre terre, les Etats Unis d’Amérique représentent environ 5% de la population mondiale, mais si l’on se limite à la population incarcérée, avec ses 2 300 000 détenus, le pays compte alors pour 25% des détenus à l’échelle mondiale. Son taux d’incarcération de 730 personnes pour 100 000 habitants le place en première position des pays pour lesquels des statistiques sont disponibles (559 pour la Russie, 122 pour la Chine, 102 pour la France, … ) et ne permet qu’à la Corée du Nord de le dépasser, avec une estimation à 800 pour 100 000 habitants. Impressionnant pour le pays dit de la liberté…

    Ces chiffres ne doivent rien au hasard. Ils sont pour partie le fruit de l’histoire d’un pays qui n’est évidemment pas transposable au notre, mais également le fruit d’une organisation du dit pays tant au plan social qu’idéologique et institutionnel. Ces éléments étant, eux, partie intégrante du modèle libéral comunautariste anglo saxon que d’aucuns tentent d’importer en France et en Europe, il m’a paru intéressant de vous présenter cette planche relative à l’histoire de la politique carcérale américaine.

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  • L’existence d’une classe dominante détenant le pouvoir réel détruisant le lien social comme l’écosystème est un fait. Mais pourquoi la puissance des financiers et techniciens s’impose à une majorité de […]

    De l’abondance des biens et de celle des liens, ou de la dérive libérale-communautariste

    L’existence d’une classe dominante détenant le pouvoir réel détruisant le lien social comme l’écosystème est un fait. Mais pourquoi la puissance des financiers et techniciens s’impose à une majorité de […]

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  • Précarisation et mondialisation définissent en deux mots les champs d’action de la solidarité telle qu’envisagée par Léon Bourgeois à savoir l’équilibre social nécessaire au développement propre de ce dernier, comme […]

    Le solidarisme de Léon Bourgeois

    Précarisation et mondialisation définissent en deux mots les champs d’action de la solidarité telle qu’envisagée par Léon Bourgeois à savoir l’équilibre social nécessaire au développement propre de ce dernier, comme […]

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  • <p>Il y a quelques années, dans mon entreprise, j’ai vu arriver une armée de consultants venus nous aider à mettre en place une démarche d’excellence opérationnelle. Je me suis beaucoup impliqué dans ce processus sans réellement en connaitre les buts, les  moyens ou les finalités. Au fil du temps, et après avoir été noyé de travail, je me suis retrouvé en conflit de valeur et j’ai donc choisi de m’éloigner de la mise en oeuvre de ce processus puis finalement de changer d’orientation professionnelle.</p>

<p>Ensuite, il y a quelques mois, j’ai lu avec attention, sur la page internet de notre loge, la planche d’un de nos frères sur l<a href="http://www.humanite-future.fr/2015/02/01/lorganisation-du-temps-de-travail-axe-de-progres-social-pour-les-salaries-ou-outil-au-service-de-la-productivite/">’organisation du temps de travail</a>. Cette planche m’a offert un éclairage intéressant sur la notion de temps de travail au travers des âges et surtout a ouvert une porte dans ma réflexion sur la manière dont les employeurs peuvent utiliser, au mieux, le temps de travail tout en ne faisant pas évoluer sa durée.</p>

<p>Si tant de firmes se sont converties au LEAN Manufacturing, c’est en partie parce que ses promoteurs annoncent des gains mirobolants en des temps records. </p>

<p>J’ai donc choisi de m’interroger sur cette méthode d’organisation du travail en vogue dans beaucoup d’entreprises et de me demander s’il était possible, avec cette méthode, de concilier la performance économique de l’entreprise avec le bien être au travail de ses salariés et dans quelles mesures, finalement, le LEAN Manufacturing était compatible avec les valeurs humanistes.</p>

    Méthode LEAN : Est-il possible de concilier performance économique et bien- être au travail des salariés?

    Il y a quelques années, dans mon entreprise, j’ai vu arriver une armée de consultants venus nous aider à mettre en place une démarche d’excellence opérationnelle. Je me suis beaucoup impliqué dans ce processus sans réellement en connaitre les buts, les moyens ou les finalités. Au fil du temps, et après avoir été noyé de travail, je me suis retrouvé en conflit de valeur et j’ai donc choisi de m’éloigner de la mise en oeuvre de ce processus puis finalement de changer d’orientation professionnelle.

    Ensuite, il y a quelques mois, j’ai lu avec attention, sur la page internet de notre loge, la planche d’un de nos frères sur l’organisation du temps de travail. Cette planche m’a offert un éclairage intéressant sur la notion de temps de travail au travers des âges et surtout a ouvert une porte dans ma réflexion sur la manière dont les employeurs peuvent utiliser, au mieux, le temps de travail tout en ne faisant pas évoluer sa durée.

    Si tant de firmes se sont converties au LEAN Manufacturing, c’est en partie parce que ses promoteurs annoncent des gains mirobolants en des temps records.

    J’ai donc choisi de m’interroger sur cette méthode d’organisation du travail en vogue dans beaucoup d’entreprises et de me demander s’il était possible, avec cette méthode, de concilier la performance économique de l’entreprise avec le bien être au travail de ses salariés et dans quelles mesures, finalement, le LEAN Manufacturing était compatible avec les valeurs humanistes.

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  • Je ne suis pas un expert de la Formation Professionnelle. Sensibilisé à la démarche humaniste que constitue cette école de la deuxième chance, marqué par son ancrage dans le compagnonnage, elle est également à la croisée de tous les grands courants ayant marqué la fin du XXème siècle et le début du XXème siècle : philosophie du CNR, décentralisation, libéralisation imposée par l'Union Européenne. Je m'y suis donc intéressé en tant que salarié et en tant que citoyen, désireux de mieux comprendre mon environnement.

Je traiterai de la formation continue des adultes, qui concerne les publics de salariés ou de personnes en rupture d'emploi, et non pas de la formation initiale. De la même façon, je ne rentrerai pas dans le détail des mesures elles mêmes, mais tenterai de faire apparaître les finalités de la Formation Professionnelle, son évolution au fil du temps, le dispositif actuellement en place avant de proposer quelques éléments de débats.

    La formation professionnelle

    Je ne suis pas un expert de la Formation Professionnelle. Sensibilisé à la démarche humaniste que constitue cette école de la deuxième chance, marqué par son ancrage dans le compagnonnage, elle est également à la croisée de tous les grands courants ayant marqué la fin du XXème siècle et le début du XXème siècle : philosophie du CNR, décentralisation, libéralisation imposée par l'Union Européenne. Je m'y suis donc intéressé en tant que salarié et en tant que citoyen, désireux de mieux comprendre mon environnement. Je traiterai de la formation continue des adultes, qui concerne les publics de salariés ou de personnes en rupture d'emploi, et non pas de la formation initiale. De la même façon, je ne rentrerai pas dans le détail des mesures elles mêmes, mais tenterai de faire apparaître les finalités de la Formation Professionnelle, son évolution au fil du temps, le dispositif actuellement en place avant de proposer quelques éléments de débats.

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