Version publique de nos derniers travaux (*)
  • <p>Le thème de ce soir ne m'est pas venu directement, effectuant des recherches pour un travail futur sur  "La conscience", j’ai été amené à faire des recherches sur les début de l'humanité et l’émergence de la notion de finitude, de passage et des rituels associés dans ces périodes que sont le paléolithique, le mésolithique et le néolithique.</p>

<p>J’ai alors découvert des moments de l’histoire de l’homme d’une richesse de moi totalement insoupçonnée que je souhaite vous faire partager en espérant vous apporter quelques informations et surtout avoir vos impressions. Petite précision préalable, pour l’ensemble de la planche, les dates seront données avant le présent, date 0 de la datation au carbone 14, soit l’an 1950. </p>

<p>La séparation des périodes préhistoriques est définie par un mélange entre l’apparition d’un nouveau mode de production, un évènement climatique ou un changement dans les modes de vie des populations. En fin de période paléolithique, au Levant, il est retrouvé des traces de regroupements humains assez numériquement importants, pouvant aller à plusieurs centaines d’individus installés dans des villages. Il s’agit du Natoufien qui remonte à 14500 à 11500 ans. Les moyens de subsistances étaient classiquement la chasse et la cueillette, il n’est pas encore découvert de traces d’agriculture. Cette culture correspond plus ou moins à la période charnière entre le paléolithique et le néolithique appelée le mésolithique. Elle se caractérise par cette sédentarisation, un mode de subsistance de chasseur cueilleur et des techniques de taille de pierre, d’usage de l’arc qui donnent une plus grande capacité prédatrice à sapiens. Le néolithique commence à apparaître il y a environ 10000 ans et est caractérisé par le procédé technique de la pierre polie, néolithique voulant dire âge de la nouvelle pierre, mais surtout par la modification du mode de subsistance issu principalement de l’agriculture et de l’élevage. La fin de la période est marquée par l’apparition du bronze dans les outils et de l’écriture, il y a un peu plus de 5000 ans. </p>

<p>On voit ainsi  qu’il faut considérablement relativiser les marqueurs temporels strictes. Si le marqueur de séparation devait être la présence de poteries et donc la conservation, le transport et certainement le commerce de produits,  les plus anciens récipients en poterie découverts à ce jour, l’ont été en Chine dans la province de Jiangxi et ont plus de 18000 ans, le nord du Japon voit apparaître les mêmes ustensiles il y a 15000 ans avec la période Jōmon. </p>

<p>Il faut donc plutôt parler de société mésolithiques qui ne vit que des ressources naturelles existantes, sociétés néolithiques sédentarisée et vivant de sa propre auto-production, et de notre société, appelée « moderne » mais que je qualifierai plutôt d’écrite.</p>

    Au Néolithique : s’organiser sans écrire. (Transmettre sans écrire)

    Le thème de ce soir ne m'est pas venu directement, effectuant des recherches pour un travail futur sur "La conscience", j’ai été amené à faire des recherches sur les début de l'humanité et l’émergence de la notion de finitude, de passage et des rituels associés dans ces périodes que sont le paléolithique, le mésolithique et le néolithique.

    J’ai alors découvert des moments de l’histoire de l’homme d’une richesse de moi totalement insoupçonnée que je souhaite vous faire partager en espérant vous apporter quelques informations et surtout avoir vos impressions. Petite précision préalable, pour l’ensemble de la planche, les dates seront données avant le présent, date 0 de la datation au carbone 14, soit l’an 1950.

    La séparation des périodes préhistoriques est définie par un mélange entre l’apparition d’un nouveau mode de production, un évènement climatique ou un changement dans les modes de vie des populations. En fin de période paléolithique, au Levant, il est retrouvé des traces de regroupements humains assez numériquement importants, pouvant aller à plusieurs centaines d’individus installés dans des villages. Il s’agit du Natoufien qui remonte à 14500 à 11500 ans. Les moyens de subsistances étaient classiquement la chasse et la cueillette, il n’est pas encore découvert de traces d’agriculture. Cette culture correspond plus ou moins à la période charnière entre le paléolithique et le néolithique appelée le mésolithique. Elle se caractérise par cette sédentarisation, un mode de subsistance de chasseur cueilleur et des techniques de taille de pierre, d’usage de l’arc qui donnent une plus grande capacité prédatrice à sapiens. Le néolithique commence à apparaître il y a environ 10000 ans et est caractérisé par le procédé technique de la pierre polie, néolithique voulant dire âge de la nouvelle pierre, mais surtout par la modification du mode de subsistance issu principalement de l’agriculture et de l’élevage. La fin de la période est marquée par l’apparition du bronze dans les outils et de l’écriture, il y a un peu plus de 5000 ans.

    On voit ainsi qu’il faut considérablement relativiser les marqueurs temporels strictes. Si le marqueur de séparation devait être la présence de poteries et donc la conservation, le transport et certainement le commerce de produits, les plus anciens récipients en poterie découverts à ce jour, l’ont été en Chine dans la province de Jiangxi et ont plus de 18000 ans, le nord du Japon voit apparaître les mêmes ustensiles il y a 15000 ans avec la période Jōmon.

    Il faut donc plutôt parler de société mésolithiques qui ne vit que des ressources naturelles existantes, sociétés néolithiques sédentarisée et vivant de sa propre auto-production, et de notre société, appelée « moderne » mais que je qualifierai plutôt d’écrite.

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  • <p>Cette planche plutôt que l’Islam en France aurait dû s’appeler l’Islam de France ou même l’Islam français si j’avais repris mot pour mot le titre du livre d’Hakim El Karoui.<br>
Hakim El Karoui normalien, titulaire d’un DEA de géopolitique, agrégé de géographie, essayiste, qui a été conseiller de Jean-Pierre RAFFARIN quand il était 1er Ministre, dont j’ai tiré de l’ouvrage la plus grande partie des éléments de cette planche que je soumets à votre réflexion. </p>

<p>Sur la base de l’étude qu’il a réalisée pour le compte de l’Institut Montaigne avec l’appui de l’Ifop du 13 avril au 23 mai 2016, Hakim El Karoui montre les spécificités des musulmans français, de l’Islam comme nouvelle religion française. C’est évidemment une étude tout à fait intéressante par sa rareté, du fait de son objet même, puisque la loi du 06 janvier 1978 interdit la collecte de données à caractère ethnique ou religieux quand elles sont personnelles c’est-à-dire non anonymisables.
L’auteur a complété son analyse en faisant aussi référence à d’autres études, notamment l’enquête « Trajectoires et Origines sur la diversité des populations en France » menée par l’INED et l’INSEE en 2008 et 2009 et dont la 2ème édition est en train d’être réalisée depuis juillet 2019 et ce jusqu’en octobre 2020.</p>

<p>Je donnerai quelques éléments sur la méthode employée par l’auteur dans la première partie de cette planche, sans être trop long. Mais je trouvais intéressant de partager avec vous des faits et des chiffres recueillis de manière scientifique qui pourraient étayer notre connaissance des adeptes d’une religion qui défraie régulièrement l’actualité en ressentis et en réaction à des attaques contre la laïcité ou pire encore à des attaques tout court, c’est-à-dire terroristes.</p>

<p>Alors cette planche n’est pas une exégèse du Coran, j’en serais bien incapable d’ailleurs ma connaissance de ce texte étant très parcellaire. Mais quelques éléments cependant sur ce texte pour introduire le sujet.<br>
Révélé pour ne pas dire écrit il y a 1500 ans, on trouve dans le Coran à la fois des préceptes de vie tout à fait scandaleux à nos yeux de contemporains, notamment sur la condition des femmes. Sur ce sujet, nous avons déjà cité en tenue des versets qui l’illustre. Des préceptes qu’il faudrait sans doute contextualiser par l’héritage des sociétés patriarcales préislamiques où les rapports de domination des hommes à l’égard des femmes existaient déjà.<br>
Et puis on trouve aussi dans ce texte des idées humanistes et progressistes sur la manière de considérer l’Homme avec un grand H comme unique, sur le pluralisme ethnique, culturel, linguistique et aussi religieux:</p>

<p>- Par exemple, le mot arabe « Zawj » que l’on trouve dans le Coran qui signifie aussi bien homme que femme, époux qu’épouse ; l’Homme et la Femme naissant en effet d’une « âme unique » (Sourate 4 ; Verset 1), sans hiérarchie comme dans la Bible où Eve nait d’Adam et est ensuite responsable du péché originel.</p>

<p>- Autre exemple, par le fait qu’être musulman implique par exemple de reconnaître l’authenticité de toutes les religions avant l’Islam Sourate 2 ; Verset 136 je cite « Nous croyons en Dieu, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été donné aux prophètes, de la part de leur Seigneur. Nous n’avons de préférence pour aucun d’entre eux ; nous sommes soumis à Dieu. »<br>
Des références que j’ai trouvées dans la série d’études intitulée « Valeurs d’Islam » menée par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) en 2015.</p>

<p>L’Islam n’est donc pas un tout homogène, mais l’agrégat d’une multitude de tendances, nuances et d’interprétations, sans d’ailleurs de mon point de vue que l’une soit plus légitime que l’autre. Les salafistes qui tirent du Coran la justification de leur rigorisme et de leur bellicisme sont-ils plus légitimes que les soufis qui en font un texte d’amour et de paix ? Personnellement, je ne le crois pas, l’Islam étant ce qu’en font les musulmans.<br>
Le problème est que le terrain culturel, cultuel, idéologique, social, politique, est davantage occupé par les premiers que par les seconds ce qui laisse croire qu’il n’y aurait qu’une manière d’interpréter le Coran, la leur et diffusant l’idée qu’un musulman modéré est modérément musulman. J’y reviendrai dans la seconde partie de mon exposé.</p>

<p>Un exposé qui se divisera donc en 2 parties.<br>
I. La description que fait l’auteur des Musulmans français et de leur pratique de l’Islam<br>
II. La tentation de l’islamisme qui caractérise notamment les plus jeunes</p>

    L’islam en France

    Cette planche plutôt que l’Islam en France aurait dû s’appeler l’Islam de France ou même l’Islam français si j’avais repris mot pour mot le titre du livre d’Hakim El Karoui.
    Hakim El Karoui normalien, titulaire d’un DEA de géopolitique, agrégé de géographie, essayiste, qui a été conseiller de Jean-Pierre RAFFARIN quand il était 1er Ministre, dont j’ai tiré de l’ouvrage la plus grande partie des éléments de cette planche que je soumets à votre réflexion.

    Sur la base de l’étude qu’il a réalisée pour le compte de l’Institut Montaigne avec l’appui de l’Ifop du 13 avril au 23 mai 2016, Hakim El Karoui montre les spécificités des musulmans français, de l’Islam comme nouvelle religion française. C’est évidemment une étude tout à fait intéressante par sa rareté, du fait de son objet même, puisque la loi du 06 janvier 1978 interdit la collecte de données à caractère ethnique ou religieux quand elles sont personnelles c’est-à-dire non anonymisables. L’auteur a complété son analyse en faisant aussi référence à d’autres études, notamment l’enquête « Trajectoires et Origines sur la diversité des populations en France » menée par l’INED et l’INSEE en 2008 et 2009 et dont la 2ème édition est en train d’être réalisée depuis juillet 2019 et ce jusqu’en octobre 2020.

    Je donnerai quelques éléments sur la méthode employée par l’auteur dans la première partie de cette planche, sans être trop long. Mais je trouvais intéressant de partager avec vous des faits et des chiffres recueillis de manière scientifique qui pourraient étayer notre connaissance des adeptes d’une religion qui défraie régulièrement l’actualité en ressentis et en réaction à des attaques contre la laïcité ou pire encore à des attaques tout court, c’est-à-dire terroristes.

    Alors cette planche n’est pas une exégèse du Coran, j’en serais bien incapable d’ailleurs ma connaissance de ce texte étant très parcellaire. Mais quelques éléments cependant sur ce texte pour introduire le sujet.
    Révélé pour ne pas dire écrit il y a 1500 ans, on trouve dans le Coran à la fois des préceptes de vie tout à fait scandaleux à nos yeux de contemporains, notamment sur la condition des femmes. Sur ce sujet, nous avons déjà cité en tenue des versets qui l’illustre. Des préceptes qu’il faudrait sans doute contextualiser par l’héritage des sociétés patriarcales préislamiques où les rapports de domination des hommes à l’égard des femmes existaient déjà.
    Et puis on trouve aussi dans ce texte des idées humanistes et progressistes sur la manière de considérer l’Homme avec un grand H comme unique, sur le pluralisme ethnique, culturel, linguistique et aussi religieux:

    - Par exemple, le mot arabe « Zawj » que l’on trouve dans le Coran qui signifie aussi bien homme que femme, époux qu’épouse ; l’Homme et la Femme naissant en effet d’une « âme unique » (Sourate 4 ; Verset 1), sans hiérarchie comme dans la Bible où Eve nait d’Adam et est ensuite responsable du péché originel.

    - Autre exemple, par le fait qu’être musulman implique par exemple de reconnaître l’authenticité de toutes les religions avant l’Islam Sourate 2 ; Verset 136 je cite « Nous croyons en Dieu, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été donné aux prophètes, de la part de leur Seigneur. Nous n’avons de préférence pour aucun d’entre eux ; nous sommes soumis à Dieu. »
    Des références que j’ai trouvées dans la série d’études intitulée « Valeurs d’Islam » menée par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) en 2015.

    L’Islam n’est donc pas un tout homogène, mais l’agrégat d’une multitude de tendances, nuances et d’interprétations, sans d’ailleurs de mon point de vue que l’une soit plus légitime que l’autre. Les salafistes qui tirent du Coran la justification de leur rigorisme et de leur bellicisme sont-ils plus légitimes que les soufis qui en font un texte d’amour et de paix ? Personnellement, je ne le crois pas, l’Islam étant ce qu’en font les musulmans.
    Le problème est que le terrain culturel, cultuel, idéologique, social, politique, est davantage occupé par les premiers que par les seconds ce qui laisse croire qu’il n’y aurait qu’une manière d’interpréter le Coran, la leur et diffusant l’idée qu’un musulman modéré est modérément musulman. J’y reviendrai dans la seconde partie de mon exposé.

    Un exposé qui se divisera donc en 2 parties.
    I. La description que fait l’auteur des Musulmans français et de leur pratique de l’Islam
    II. La tentation de l’islamisme qui caractérise notamment les plus jeunes

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  • <p>La notion de «Bien commun» est une notion plus complexe qu’il n’y paraît : elle peut se définir d’un point de vue théologique, d’un point de vue philosophique et d’un point de vue Politique.</p>

<p>D’un point de vue théologique, cette notion remontrait au Moyen Age et à Saint Thomas d’Aquin selon lequel toute la création, toute l’activité humaine est orientée vers un bien suprême avec une dimension matérielle, sociale, et politique. Dieu serait donc le premier « bien commun » universel. L’église a ensuite maintenu cette référence et Jean XXII, par exemple, défini le bien commun comme « l’ensemble des conditions sociales permettant d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement ». Cette définition sera ensuite reprise quasiment dans les mêmes termes par le concile Vatican II, et cette notion de bien commun revient très régulièrement dans la doctrine sociale de l’église catholique.</p>

<p>D’un point de vue philosophique, Aristote s’attarde particulièrement sur cette notion de bien commun qu’il identifie au bonheur, et à la vie vertueuse, au juste et à la paix. Dans «La Politique », le bien commun apparaît comme le critère absolu de la droiture des régimes : Les régimes droits visent le bien commun, tandis que les régimes corrompus visent l’intérêt privé. Il n’est de véritable Politique que si celle-ci vise au bien commun, tout le reste n’étant que déviation.</p>

<p>A ce stade de réflexion, j’aurais pu décider de tirer à la ligne, et il m’aurait été assez facile de « tartiner » et de vous faire subir des pages et des pages sur l’aspect religieux ou philosophique de ce concept, mais vous le savez, la religion s’apparente pour moi a de « l’escrologie » et il serait donc malhonnête de ma part et sans grand intérêt de traiter le sujet plus en détail en utilisant cet angle de vue.</p>

<p>L’aspect philosophique de la question est certes largement plus intéressant, mais pas véritablement à ma portée : Si l’on veut aborder un tel sujet d’un point de vue philosophique, il ne faut pas se contenter de quelques extraits, récupéré ça et là, mais il est indispensable non seulement d’avoir étudié les principales œuvres et pensées des grands philosophes, mais aussi d’être ensuite capable de replacer ces réflexions dans le contexte de l’époque et enfin seulement de tenter d’adapter ce travail au monde dans lequel nous vivons actuellement.</p>

<p>Il reste donc l’angle de vue Politique, avec un P majuscule, pour aborder cette notion de bien commun.</p>

    Les biens communs

    La notion de «Bien commun» est une notion plus complexe qu’il n’y paraît : elle peut se définir d’un point de vue théologique, d’un point de vue philosophique et d’un point de vue Politique.

    D’un point de vue théologique, cette notion remontrait au Moyen Age et à Saint Thomas d’Aquin selon lequel toute la création, toute l’activité humaine est orientée vers un bien suprême avec une dimension matérielle, sociale, et politique. Dieu serait donc le premier « bien commun » universel. L’église a ensuite maintenu cette référence et Jean XXII, par exemple, défini le bien commun comme « l’ensemble des conditions sociales permettant d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement ». Cette définition sera ensuite reprise quasiment dans les mêmes termes par le concile Vatican II, et cette notion de bien commun revient très régulièrement dans la doctrine sociale de l’église catholique.

    D’un point de vue philosophique, Aristote s’attarde particulièrement sur cette notion de bien commun qu’il identifie au bonheur, et à la vie vertueuse, au juste et à la paix. Dans «La Politique », le bien commun apparaît comme le critère absolu de la droiture des régimes : Les régimes droits visent le bien commun, tandis que les régimes corrompus visent l’intérêt privé. Il n’est de véritable Politique que si celle-ci vise au bien commun, tout le reste n’étant que déviation.

    A ce stade de réflexion, j’aurais pu décider de tirer à la ligne, et il m’aurait été assez facile de « tartiner » et de vous faire subir des pages et des pages sur l’aspect religieux ou philosophique de ce concept, mais vous le savez, la religion s’apparente pour moi a de « l’escrologie » et il serait donc malhonnête de ma part et sans grand intérêt de traiter le sujet plus en détail en utilisant cet angle de vue.

    L’aspect philosophique de la question est certes largement plus intéressant, mais pas véritablement à ma portée : Si l’on veut aborder un tel sujet d’un point de vue philosophique, il ne faut pas se contenter de quelques extraits, récupéré ça et là, mais il est indispensable non seulement d’avoir étudié les principales œuvres et pensées des grands philosophes, mais aussi d’être ensuite capable de replacer ces réflexions dans le contexte de l’époque et enfin seulement de tenter d’adapter ce travail au monde dans lequel nous vivons actuellement.

    Il reste donc l’angle de vue Politique, avec un P majuscule, pour aborder cette notion de bien commun.

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  • <p>Pour nous, l’être libre s’éprouve comme la source de potentialités distinctes entre lesquelles il n’a qu’à choisir en vertu de motifs et de mobiles clairement identifiables et dûment pesés. C’est dans cette phase de délibération que réside l’action libre, car éclairée. C’est elle qui différencie la liberté formelle (car promise à tous au titre de l’égalité de droit, mais non réalisée faute des conditions adéquate) de la liberté réelle (car non seulement promise, mais rendue possible et donc exercée car proposée à des individus émancipés).</p>
<p>Plus que des théories de la liberté, c’est de l’émancipation, cette action réalisatrice nous conduisant à l’état de la liberté, que nous souhaitons débattre avec vous ce jour. Et plus particulièrement des conditions en permettant la réalisation.</p>
<p>Dans un premier temps, nous nous attacherons aux fondements de l’école républicaine, à son histoire depuis la révolution française, aux conflits qui l’ont traversé, et à sa destruction progressive sous la Vème république.</p><p>Dans un second temps, nous nous interrogerons les opportunités offertes en terme d’émancipation par la généralisation de l’accès à l’information dans l’espace numérique et la multiplication des media, et nous questionnerons sur leur caractère réel ou déceptif. </p>

    Liberté – émancipation : introduction

    Pour nous, l’être libre s’éprouve comme la source de potentialités distinctes entre lesquelles il n’a qu’à choisir en vertu de motifs et de mobiles clairement identifiables et dûment pesés. C’est dans cette phase de délibération que réside l’action libre, car éclairée. C’est elle qui différencie la liberté formelle (car promise à tous au titre de l’égalité de droit, mais non réalisée faute des conditions adéquate) de la liberté réelle (car non seulement promise, mais rendue possible et donc exercée car proposée à des individus émancipés).

    Plus que des théories de la liberté, c’est de l’émancipation, cette action réalisatrice nous conduisant à l’état de la liberté, que nous souhaitons débattre avec vous ce jour. Et plus particulièrement des conditions en permettant la réalisation.

    Dans un premier temps, nous nous attacherons aux fondements de l’école républicaine, à son histoire depuis la révolution française, aux conflits qui l’ont traversé, et à sa destruction progressive sous la Vème république.

    Dans un second temps, nous nous interrogerons les opportunités offertes en terme d’émancipation par la généralisation de l’accès à l’information dans l’espace numérique et la multiplication des media, et nous questionnerons sur leur caractère réel ou déceptif.

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