Version publique de nos derniers travaux (*)
  • <p>L’Évangile de Jean (le dernier des quatre évangiles) et les trois évangiles synoptiques de Marc, Matthieu, et Luc, sont les quasi seuls textes de références concernant la vie de Jésus, à proprement parler. Il s’agit de documents d’Église, donc de foi. Le papyrus Bodmer, livret de 75 feuillets, retrouvé en 170 en Haute-Égypte, est la copie la plus ancienne et complète de l’Évangile de Jean. Selon l’hypothèse la plus fréquemment retenue, Jésus serait mort aux alentours des années 30 de notre ère, tandis que la rédaction des évangiles n’aurait vraisemblablement commencé qu’une à deux générations plus tard. Quelle confiance devons-nous donc leur accorder ? Comment y démêler l’Histoire de la théologie, sachant que Jésus n’a, lui-même, jamais rien écrit ?</p>

<p>Pour la plupart des théologiens les contradictions apparentes entre les textes, et à l’intérieur de ces derniers, ne permettent pas douter de l’historicité de Jésus de Nazareth, de son activité publique.
Il part pour Jérusalem, entre en conflit avec les autorités juives puis l’administration romaine, puis il est finalement exécuté.
Certains chercheurs relativisent la perception biaisée que nous aurions de Jésus, du fait même de l’importance prise par le Christianisme. Son existence fut-elle si extraordinaire dans le contexte historique de l’époque, jusqu’ au point d’être connu des historiens d’alors ?</p>

<p>Toute l’œuvre du philosophe antichrétien Celse a disparu. Avec celle d’Origène, son contre Celse ou réfutation du Discours véritable, nous savons ce que pense le premier :
Il se moque de celles et ceux qui croient en un crucifié, qui, au fond n’était pour lui qu’un vulgaire criminel. Pour certains, les adversaires du Christianisme sont alors trop nombreux pour que l’hypothèse de l’inexistence de Jésus soit retenue.</p>

    Aux Origines du Christianisme

    L’Évangile de Jean (le dernier des quatre évangiles) et les trois évangiles synoptiques de Marc, Matthieu, et Luc, sont les quasi seuls textes de références concernant la vie de Jésus, à proprement parler. Il s’agit de documents d’Église, donc de foi. Le papyrus Bodmer, livret de 75 feuillets, retrouvé en 170 en Haute-Égypte, est la copie la plus ancienne et complète de l’Évangile de Jean. Selon l’hypothèse la plus fréquemment retenue, Jésus serait mort aux alentours des années 30 de notre ère, tandis que la rédaction des évangiles n’aurait vraisemblablement commencé qu’une à deux générations plus tard. Quelle confiance devons-nous donc leur accorder ? Comment y démêler l’Histoire de la théologie, sachant que Jésus n’a, lui-même, jamais rien écrit ?

    Pour la plupart des théologiens les contradictions apparentes entre les textes, et à l’intérieur de ces derniers, ne permettent pas douter de l’historicité de Jésus de Nazareth, de son activité publique. Il part pour Jérusalem, entre en conflit avec les autorités juives puis l’administration romaine, puis il est finalement exécuté. Certains chercheurs relativisent la perception biaisée que nous aurions de Jésus, du fait même de l’importance prise par le Christianisme. Son existence fut-elle si extraordinaire dans le contexte historique de l’époque, jusqu’ au point d’être connu des historiens d’alors ?

    Toute l’œuvre du philosophe antichrétien Celse a disparu. Avec celle d’Origène, son contre Celse ou réfutation du Discours véritable, nous savons ce que pense le premier : Il se moque de celles et ceux qui croient en un crucifié, qui, au fond n’était pour lui qu’un vulgaire criminel. Pour certains, les adversaires du Christianisme sont alors trop nombreux pour que l’hypothèse de l’inexistence de Jésus soit retenue.

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  • <p>Ce thème a quelque chose d’inhabituel. J’ai pu le mesurer lorsque j’en ai parlé avec certain d’entre vous. Interpellé, l'un d'entre vous m’a fait remarquer à juste titre que l’on socialise peu durant notre sommeil.</p>

<p>Alors je dois vous avouer avoir été fasciné par plusieurs exposés entendus sur ce sujet. D’une part car ils avaient réveillé en moi l’attrait pour la démarche scientifique, et notamment expérimentale (éléments dont j’ai pour la plus grande partie expurgé la planche pour des raisons de temps), d’autre part pour les liens que j’ai pu identifier entre les mécanismes en jeu, leurs effets phénoménologiques et leur conséquences sociales et sociétales.</p>

<p>Je ne me pencherai que peu sur les rêves et donc sur la dimension psychologique / psychanalytique qui peut découler de notre sommeil.</p>

<p>J’espère que vous partagerez mon enthousiasme pour le sujet, mais avec suffisamment de modération, pour ne pas tomber dans le sommeil, ou pire encore se mettre en sommeil.</p>

<p>La nuit enfanta Hypnos le sommeil, et les Oneiroi, les songes, frères jumeaux de thanatos, dieu de la mort, le sommeil dont on ne revient pas.</p>
<p>Hypnos est le dieu qui nous emporte et nous ramène, transformes, prêts à reprendre notre voyage à travers la lumière des jours, plus riche de ces transformations obscures qui se produisent en nous durant notre sommeil</p>

<p>Les Oneiroi, dont dérive le mot onirique, les rêves, les songes et qui nous paraîtront si étranges à notre réveil.</p>
<p>Et la nuit engendra aussi Morphée, qui précède et rend possible la venue d’hypnos. Morphée qui nous permet de nous endormir, en prenant la forme des êtres et objets qui nous rassurent.</p>

<p>Nuit après nuit, la nuit appelle le jour, et le sommeil appelle le réveil. Mais avant, il y a ce besoin de se retirer du monde, quand nos yeux commencent à se fermer. Ce besoin quotidien de nous couper du monde, de nous absenter à nous même, nuit après nuit et de laisser émerger en nous les hallucinations de nos rêves. Et ce besoin croissant de dormir quand nous veillons, de compenser la privation de sommeil par un rebond de sommeil, par un sommeil compensateur, réparateur.</p>

<p>Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir, et ce besoin est partagé par l’ensemble du monde animal.</p>

    Le sommeil

    Ce thème a quelque chose d’inhabituel. J’ai pu le mesurer lorsque j’en ai parlé avec certain d’entre vous. Interpellé, l'un d'entre vous m’a fait remarquer à juste titre que l’on socialise peu durant notre sommeil.

    Alors je dois vous avouer avoir été fasciné par plusieurs exposés entendus sur ce sujet. D’une part car ils avaient réveillé en moi l’attrait pour la démarche scientifique, et notamment expérimentale (éléments dont j’ai pour la plus grande partie expurgé la planche pour des raisons de temps), d’autre part pour les liens que j’ai pu identifier entre les mécanismes en jeu, leurs effets phénoménologiques et leur conséquences sociales et sociétales.

    Je ne me pencherai que peu sur les rêves et donc sur la dimension psychologique / psychanalytique qui peut découler de notre sommeil.

    J’espère que vous partagerez mon enthousiasme pour le sujet, mais avec suffisamment de modération, pour ne pas tomber dans le sommeil, ou pire encore se mettre en sommeil.

    La nuit enfanta Hypnos le sommeil, et les Oneiroi, les songes, frères jumeaux de thanatos, dieu de la mort, le sommeil dont on ne revient pas.

    Hypnos est le dieu qui nous emporte et nous ramène, transformes, prêts à reprendre notre voyage à travers la lumière des jours, plus riche de ces transformations obscures qui se produisent en nous durant notre sommeil

    Les Oneiroi, dont dérive le mot onirique, les rêves, les songes et qui nous paraîtront si étranges à notre réveil.

    Et la nuit engendra aussi Morphée, qui précède et rend possible la venue d’hypnos. Morphée qui nous permet de nous endormir, en prenant la forme des êtres et objets qui nous rassurent.

    Nuit après nuit, la nuit appelle le jour, et le sommeil appelle le réveil. Mais avant, il y a ce besoin de se retirer du monde, quand nos yeux commencent à se fermer. Ce besoin quotidien de nous couper du monde, de nous absenter à nous même, nuit après nuit et de laisser émerger en nous les hallucinations de nos rêves. Et ce besoin croissant de dormir quand nous veillons, de compenser la privation de sommeil par un rebond de sommeil, par un sommeil compensateur, réparateur.

    Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir, et ce besoin est partagé par l’ensemble du monde animal.

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  • <p>En préambule nous souhaitions rappeler :</p>
<ol><li>La définition du handicap telle que fixée par la Loi du 11 février 2005 :<br>
<em>« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »</em></li>
<li>L’article 1er de notre Constitution :<br>
<em>« La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité.<br>
Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'Humanité.<br>
Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.<br>
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.<br>
Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité.<br>
Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité. »</em></li></ol></p>

<p>Il nous est apparu que ces deux textes devaient guider notre réflexion, la Loi devant traduire l’intérêt général, et la devise de la République énonçant, elle, deux principes et une obligation pour les satisfaire dans nos Ateliers comme dans la société. La République et la Franc-maçonnerie a-dogmatique ont, en effet, les mêmes objectifs concrets d’émancipation, de justice et de solidarité.</p>

<p>À partir d’éléments historiques et d’un état des lieux, nécessaires à l’appréhension de la question dans sa globalité, nous avons tenté d’apporter une réponse et d’élaborer quelques propositions.</p>

    Comment les valeurs de la Franc-maçonnerie, nous permettent-elles de traiter la question du handicap dans nos Ateliers et la société ?

    En préambule nous souhaitions rappeler :

    1. La définition du handicap telle que fixée par la Loi du 11 février 2005 :
      « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »
    2. L’article 1er de notre Constitution :
      « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité.
      Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'Humanité.
      Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
      Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.
      Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité.
      Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité. »

    Il nous est apparu que ces deux textes devaient guider notre réflexion, la Loi devant traduire l’intérêt général, et la devise de la République énonçant, elle, deux principes et une obligation pour les satisfaire dans nos Ateliers comme dans la société. La République et la Franc-maçonnerie a-dogmatique ont, en effet, les mêmes objectifs concrets d’émancipation, de justice et de solidarité.

    À partir d’éléments historiques et d’un état des lieux, nécessaires à l’appréhension de la question dans sa globalité, nous avons tenté d’apporter une réponse et d’élaborer quelques propositions.

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  • <p>En ce dimanche, j’avais envie de partager avec vous le plaisir qui est le mien de parcourir régulièrement les textes de cet écrivain singulier qu’est Frédéric Dard. Cette histoire remonte pour ce qui me concerne à 1996. Je pars avec mon père à Las Vegas pour voir un concert de Johnny, et à l’époque il n’y avait pas de petits écrans incorporés dans le siège de devant qui vous garantissait de pouvoir choisir vos distractions. Alors avant d’embarquer, et pour éviter de trop longues heures d’ennui, nous pénétrons mon père et moi dans un Relais H. Mon père me tend alors un livre en me disant « Tu devrais lire ça, je le lisais quand j’étais jeune ». Et il me tend mon premier San Antonio. Sans pouvoir expliquer pourquoi, ce livre me parle immédiatement, je le comprends sans rencontrer la moindre difficulté pour décrypter cet argot si particulier. Et surtout je me mets à prendre des fous rires dans l’avion, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.</p>

<p>J’avais donc envie de vous en dire un peu plus sur l’histoire de cet homme que l’on connaît finalement assez peu, et surtout partager avec vous le fait qu’il est selon moi un véritable artiste, un écrivain dans le sens le plus large du terme. Bien que longtemps regardé avec un certain dédain, il ne faut pas à mon sens s’arrêter aux calembours douteux ou aux évocations érotiques permanentes, et reconnaître qu’il a su, tel un Céline, un Hugo, ou un Flaubert, développer un style, une manière d’écrire, qui relève bel et bien de la création artistique.</p>

    Frédéric DARD, San Antonio malgré lui

    En ce dimanche, j’avais envie de partager avec vous le plaisir qui est le mien de parcourir régulièrement les textes de cet écrivain singulier qu’est Frédéric Dard. Cette histoire remonte pour ce qui me concerne à 1996. Je pars avec mon père à Las Vegas pour voir un concert de Johnny, et à l’époque il n’y avait pas de petits écrans incorporés dans le siège de devant qui vous garantissait de pouvoir choisir vos distractions. Alors avant d’embarquer, et pour éviter de trop longues heures d’ennui, nous pénétrons mon père et moi dans un Relais H. Mon père me tend alors un livre en me disant « Tu devrais lire ça, je le lisais quand j’étais jeune ». Et il me tend mon premier San Antonio. Sans pouvoir expliquer pourquoi, ce livre me parle immédiatement, je le comprends sans rencontrer la moindre difficulté pour décrypter cet argot si particulier. Et surtout je me mets à prendre des fous rires dans l’avion, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.

    J’avais donc envie de vous en dire un peu plus sur l’histoire de cet homme que l’on connaît finalement assez peu, et surtout partager avec vous le fait qu’il est selon moi un véritable artiste, un écrivain dans le sens le plus large du terme. Bien que longtemps regardé avec un certain dédain, il ne faut pas à mon sens s’arrêter aux calembours douteux ou aux évocations érotiques permanentes, et reconnaître qu’il a su, tel un Céline, un Hugo, ou un Flaubert, développer un style, une manière d’écrire, qui relève bel et bien de la création artistique.

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