Version publique de nos derniers travaux (*)
  • <p>En préambule nous souhaitions rappeler :</p>
<ol><li>La définition du handicap telle que fixée par la Loi du 11 février 2005 :<br>
<em>« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »</em></li>
<li>L’article 1er de notre Constitution :<br>
<em>« La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité.<br>
Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'Humanité.<br>
Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.<br>
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.<br>
Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité.<br>
Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité. »</em></li></ol></p>

<p>Il nous est apparu que ces deux textes devaient guider notre réflexion, la Loi devant traduire l’intérêt général, et la devise de la République énonçant, elle, deux principes et une obligation pour les satisfaire dans nos Ateliers comme dans la société. La République et la Franc-maçonnerie a-dogmatique ont, en effet, les mêmes objectifs concrets d’émancipation, de justice et de solidarité.</p>

<p>À partir d’éléments historiques et d’un état des lieux, nécessaires à l’appréhension de la question dans sa globalité, nous avons tenté d’apporter une réponse et d’élaborer quelques propositions.</p>

    Comment les valeurs de la Franc-maçonnerie, nous permettent-elles de traiter la question du handicap dans nos Ateliers et la société ?

    En préambule nous souhaitions rappeler :

    1. La définition du handicap telle que fixée par la Loi du 11 février 2005 :
      « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »
    2. L’article 1er de notre Constitution :
      « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité.
      Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'Humanité.
      Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
      Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.
      Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité.
      Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité. »

    Il nous est apparu que ces deux textes devaient guider notre réflexion, la Loi devant traduire l’intérêt général, et la devise de la République énonçant, elle, deux principes et une obligation pour les satisfaire dans nos Ateliers comme dans la société. La République et la Franc-maçonnerie a-dogmatique ont, en effet, les mêmes objectifs concrets d’émancipation, de justice et de solidarité.

    À partir d’éléments historiques et d’un état des lieux, nécessaires à l’appréhension de la question dans sa globalité, nous avons tenté d’apporter une réponse et d’élaborer quelques propositions.

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  • <p>En ce dimanche, j’avais envie de partager avec vous le plaisir qui est le mien de parcourir régulièrement les textes de cet écrivain singulier qu’est Frédéric Dard. Cette histoire remonte pour ce qui me concerne à 1996. Je pars avec mon père à Las Vegas pour voir un concert de Johnny, et à l’époque il n’y avait pas de petits écrans incorporés dans le siège de devant qui vous garantissait de pouvoir choisir vos distractions. Alors avant d’embarquer, et pour éviter de trop longues heures d’ennui, nous pénétrons mon père et moi dans un Relais H. Mon père me tend alors un livre en me disant « Tu devrais lire ça, je le lisais quand j’étais jeune ». Et il me tend mon premier San Antonio. Sans pouvoir expliquer pourquoi, ce livre me parle immédiatement, je le comprends sans rencontrer la moindre difficulté pour décrypter cet argot si particulier. Et surtout je me mets à prendre des fous rires dans l’avion, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.</p>

<p>J’avais donc envie de vous en dire un peu plus sur l’histoire de cet homme que l’on connaît finalement assez peu, et surtout partager avec vous le fait qu’il est selon moi un véritable artiste, un écrivain dans le sens le plus large du terme. Bien que longtemps regardé avec un certain dédain, il ne faut pas à mon sens s’arrêter aux calembours douteux ou aux évocations érotiques permanentes, et reconnaître qu’il a su, tel un Céline, un Hugo, ou un Flaubert, développer un style, une manière d’écrire, qui relève bel et bien de la création artistique.</p>

    Frédéric DARD, San Antonio malgré lui

    En ce dimanche, j’avais envie de partager avec vous le plaisir qui est le mien de parcourir régulièrement les textes de cet écrivain singulier qu’est Frédéric Dard. Cette histoire remonte pour ce qui me concerne à 1996. Je pars avec mon père à Las Vegas pour voir un concert de Johnny, et à l’époque il n’y avait pas de petits écrans incorporés dans le siège de devant qui vous garantissait de pouvoir choisir vos distractions. Alors avant d’embarquer, et pour éviter de trop longues heures d’ennui, nous pénétrons mon père et moi dans un Relais H. Mon père me tend alors un livre en me disant « Tu devrais lire ça, je le lisais quand j’étais jeune ». Et il me tend mon premier San Antonio. Sans pouvoir expliquer pourquoi, ce livre me parle immédiatement, je le comprends sans rencontrer la moindre difficulté pour décrypter cet argot si particulier. Et surtout je me mets à prendre des fous rires dans l’avion, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.

    J’avais donc envie de vous en dire un peu plus sur l’histoire de cet homme que l’on connaît finalement assez peu, et surtout partager avec vous le fait qu’il est selon moi un véritable artiste, un écrivain dans le sens le plus large du terme. Bien que longtemps regardé avec un certain dédain, il ne faut pas à mon sens s’arrêter aux calembours douteux ou aux évocations érotiques permanentes, et reconnaître qu’il a su, tel un Céline, un Hugo, ou un Flaubert, développer un style, une manière d’écrire, qui relève bel et bien de la création artistique.

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  • <p>L’énoncé de la problématique s’apparente à un sophisme dans le sens où il contient un argument induit par l’utilisation du mot « demeurent » à savoir que l’art et la culture ont été, par le passé, des remparts solides. Le plus grand risque serait alors de considérer ce prémisse comme vrai et d’en déduire qu’il suffirait alors de retourner en arrière, celui dit du « bon vieux temps » pour retrouver un âge d’or supposé de l’Humanité d’où la Barbarie serait consubstantiellement bannie.</p>

<p>Une définition lapidaire et imbriquée de ces notions pourrait être la suivante : la barbarie se caractérise par l’absence et la négation de l’art et la culture. Nous en déduirions que ces derniers sont de fait des remparts voire les seuls contre la barbarie et nous aurions ainsi répondu au sophisme insidieux de la question par un autre sophisme...</p>

<p>L'art est un concept difficile à définir, il a quelque chose à voir avec la beauté, mais il a également une dimension collective dans le sens où il doit être montré, vu et apprécié et partagé. S’il semble que l'objectif de l'art soit d'atteindre le beau, le problème est certainement de savoir qui décide de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas. La notion de beau a varié tout au long de l’Histoire de l’Humanité : les références du « bon goût » ne sont pas les mêmes que l’on remonte des premiers hommes jusqu’à l’art moderne et contemporain. Cependant il a toujours évolué et progressé à travers des envies de transgressions, de ruptures plus ou moins brutales par rapport à des règles antérieures. (...)</p>

<p>En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. La notion de culture est liée à celle d’apprentissage et d’éducation. Elle encourage le développement de la raison et peut constituer en ce sens une opposition à la barbarie.</p>

<p>Mais de quoi Barbarie est-elle le nom ? Une définition synthétique indique « la barbarie est l’absence de civilisation » et dans un second sens mentionne « Cruauté extrême, destructrice et inhumaine ». Tout est dit ou plutôt rien n’est dit.</p>

<p>Les différents sens du mot Barbarie hésitent entre la notion d’état (être), au sens c’est la nature de celui que l’on dénomme Barbare, et la notion d’actions (faire) au sens où l’on commet des actes de barbarie.</p>

    L’art et la culture demeurent-ils des remparts solides contre la barbarie ?

    L’énoncé de la problématique s’apparente à un sophisme dans le sens où il contient un argument induit par l’utilisation du mot « demeurent » à savoir que l’art et la culture ont été, par le passé, des remparts solides. Le plus grand risque serait alors de considérer ce prémisse comme vrai et d’en déduire qu’il suffirait alors de retourner en arrière, celui dit du « bon vieux temps » pour retrouver un âge d’or supposé de l’Humanité d’où la Barbarie serait consubstantiellement bannie.

    Une définition lapidaire et imbriquée de ces notions pourrait être la suivante : la barbarie se caractérise par l’absence et la négation de l’art et la culture. Nous en déduirions que ces derniers sont de fait des remparts voire les seuls contre la barbarie et nous aurions ainsi répondu au sophisme insidieux de la question par un autre sophisme...

    L'art est un concept difficile à définir, il a quelque chose à voir avec la beauté, mais il a également une dimension collective dans le sens où il doit être montré, vu et apprécié et partagé. S’il semble que l'objectif de l'art soit d'atteindre le beau, le problème est certainement de savoir qui décide de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas. La notion de beau a varié tout au long de l’Histoire de l’Humanité : les références du « bon goût » ne sont pas les mêmes que l’on remonte des premiers hommes jusqu’à l’art moderne et contemporain. Cependant il a toujours évolué et progressé à travers des envies de transgressions, de ruptures plus ou moins brutales par rapport à des règles antérieures. (...)

    En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. La notion de culture est liée à celle d’apprentissage et d’éducation. Elle encourage le développement de la raison et peut constituer en ce sens une opposition à la barbarie.

    Mais de quoi Barbarie est-elle le nom ? Une définition synthétique indique « la barbarie est l’absence de civilisation » et dans un second sens mentionne « Cruauté extrême, destructrice et inhumaine ». Tout est dit ou plutôt rien n’est dit.

    Les différents sens du mot Barbarie hésitent entre la notion d’état (être), au sens c’est la nature de celui que l’on dénomme Barbare, et la notion d’actions (faire) au sens où l’on commet des actes de barbarie.

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  • <p>Ce travail m’a été très largement inspiré par le livre de Noam Chomsky : « La fabrication du consentement », paru à la fin des années 80, au début de mon engagement Maçonnique. En dépit de tout l’intérêt que je porte à Chomsky, j’avais à l’époque accordé une attention toute relative à cet ouvrage qui me semblait être une vision très américaine de l’existence et de l’évolution de la propagande dans une démocratie.</p>

<p>En effet, pour résumer très rapidement l’ouvrage de Chomsky, celui-ci parvient à la conclusion que grâce aux médias, et à d’autres méthodes de manipulation, les sociétés dites démocratiques, n’ont pas grand-chose à envier aux régimes totalitaires en matière de propagande et de conditionnement des esprits.</p>

<p>A cause de ma vision de la France, de nos valeurs, de notre sens de la démocratie, de la liberté, de la révolution française, de la République, et peut-être aussi à cause de mon esprit un peu « franchouillard », j’ai eu le sentiment, à l’époque, qu’il existait un grand écart entre la société américaine et notre pays. Même si les liens qui existaient en France, entre le pouvoir et les médias étaient connus et réels, il ne me venait pas à l’idée à l’époque de les assimiler à une propagande aussi efficace que celle qui pouvait exister dans les systèmes totalitaires ou à un système organisé de fabrication du consentement.</p>

<p>Qu’en est-il aujourd’hui, quelle est la situation en France, presque 30 ans plus tard, et comment pouvons-nous réagir ? C’est ce que j’aimerais aborder dans cet exposé.</p>

    La fabrique du consentement

    Ce travail m’a été très largement inspiré par le livre de Noam Chomsky : « La fabrication du consentement », paru à la fin des années 80, au début de mon engagement Maçonnique. En dépit de tout l’intérêt que je porte à Chomsky, j’avais à l’époque accordé une attention toute relative à cet ouvrage qui me semblait être une vision très américaine de l’existence et de l’évolution de la propagande dans une démocratie.

    En effet, pour résumer très rapidement l’ouvrage de Chomsky, celui-ci parvient à la conclusion que grâce aux médias, et à d’autres méthodes de manipulation, les sociétés dites démocratiques, n’ont pas grand-chose à envier aux régimes totalitaires en matière de propagande et de conditionnement des esprits.

    A cause de ma vision de la France, de nos valeurs, de notre sens de la démocratie, de la liberté, de la révolution française, de la République, et peut-être aussi à cause de mon esprit un peu « franchouillard », j’ai eu le sentiment, à l’époque, qu’il existait un grand écart entre la société américaine et notre pays. Même si les liens qui existaient en France, entre le pouvoir et les médias étaient connus et réels, il ne me venait pas à l’idée à l’époque de les assimiler à une propagande aussi efficace que celle qui pouvait exister dans les systèmes totalitaires ou à un système organisé de fabrication du consentement.

    Qu’en est-il aujourd’hui, quelle est la situation en France, presque 30 ans plus tard, et comment pouvons-nous réagir ? C’est ce que j’aimerais aborder dans cet exposé.

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