Version publique de nos derniers travaux (*)
  • <p>L’énoncé de la problématique s’apparente à un sophisme dans le sens où il contient un argument induit par l’utilisation du mot « demeurent » à savoir que l’art et la culture ont été, par le passé, des remparts solides. Le plus grand risque serait alors de considérer ce prémisse comme vrai et d’en déduire qu’il suffirait alors de retourner en arrière, celui dit du « bon vieux temps » pour retrouver un âge d’or supposé de l’Humanité d’où la Barbarie serait consubstantiellement bannie.</p>

<p>Une définition lapidaire et imbriquée de ces notions pourrait être la suivante : la barbarie se caractérise par l’absence et la négation de l’art et la culture. Nous en déduirions que ces derniers sont de fait des remparts voire les seuls contre la barbarie et nous aurions ainsi répondu au sophisme insidieux de la question par un autre sophisme...</p>

<p>L'art est un concept difficile à définir, il a quelque chose à voir avec la beauté, mais il a également une dimension collective dans le sens où il doit être montré, vu et apprécié et partagé. S’il semble que l'objectif de l'art soit d'atteindre le beau, le problème est certainement de savoir qui décide de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas. La notion de beau a varié tout au long de l’Histoire de l’Humanité : les références du « bon goût » ne sont pas les mêmes que l’on remonte des premiers hommes jusqu’à l’art moderne et contemporain. Cependant il a toujours évolué et progressé à travers des envies de transgressions, de ruptures plus ou moins brutales par rapport à des règles antérieures. (...)</p>

<p>En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. La notion de culture est liée à celle d’apprentissage et d’éducation. Elle encourage le développement de la raison et peut constituer en ce sens une opposition à la barbarie.</p>

<p>Mais de quoi Barbarie est-elle le nom ? Une définition synthétique indique « la barbarie est l’absence de civilisation » et dans un second sens mentionne « Cruauté extrême, destructrice et inhumaine ». Tout est dit ou plutôt rien n’est dit.</p>

<p>Les différents sens du mot Barbarie hésitent entre la notion d’état (être), au sens c’est la nature de celui que l’on dénomme Barbare, et la notion d’actions (faire) au sens où l’on commet des actes de barbarie.</p>

    L’art et la culture demeurent-ils des remparts solides contre la barbarie ?

    L’énoncé de la problématique s’apparente à un sophisme dans le sens où il contient un argument induit par l’utilisation du mot « demeurent » à savoir que l’art et la culture ont été, par le passé, des remparts solides. Le plus grand risque serait alors de considérer ce prémisse comme vrai et d’en déduire qu’il suffirait alors de retourner en arrière, celui dit du « bon vieux temps » pour retrouver un âge d’or supposé de l’Humanité d’où la Barbarie serait consubstantiellement bannie.

    Une définition lapidaire et imbriquée de ces notions pourrait être la suivante : la barbarie se caractérise par l’absence et la négation de l’art et la culture. Nous en déduirions que ces derniers sont de fait des remparts voire les seuls contre la barbarie et nous aurions ainsi répondu au sophisme insidieux de la question par un autre sophisme...

    L'art est un concept difficile à définir, il a quelque chose à voir avec la beauté, mais il a également une dimension collective dans le sens où il doit être montré, vu et apprécié et partagé. S’il semble que l'objectif de l'art soit d'atteindre le beau, le problème est certainement de savoir qui décide de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas. La notion de beau a varié tout au long de l’Histoire de l’Humanité : les références du « bon goût » ne sont pas les mêmes que l’on remonte des premiers hommes jusqu’à l’art moderne et contemporain. Cependant il a toujours évolué et progressé à travers des envies de transgressions, de ruptures plus ou moins brutales par rapport à des règles antérieures. (...)

    En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. La notion de culture est liée à celle d’apprentissage et d’éducation. Elle encourage le développement de la raison et peut constituer en ce sens une opposition à la barbarie.

    Mais de quoi Barbarie est-elle le nom ? Une définition synthétique indique « la barbarie est l’absence de civilisation » et dans un second sens mentionne « Cruauté extrême, destructrice et inhumaine ». Tout est dit ou plutôt rien n’est dit.

    Les différents sens du mot Barbarie hésitent entre la notion d’état (être), au sens c’est la nature de celui que l’on dénomme Barbare, et la notion d’actions (faire) au sens où l’on commet des actes de barbarie.

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  • <p>Ce travail m’a été très largement inspiré par le livre de Noam Chomsky : « La fabrication du consentement », paru à la fin des années 80, au début de mon engagement Maçonnique. En dépit de tout l’intérêt que je porte à Chomsky, j’avais à l’époque accordé une attention toute relative à cet ouvrage qui me semblait être une vision très américaine de l’existence et de l’évolution de la propagande dans une démocratie.</p>

<p>En effet, pour résumer très rapidement l’ouvrage de Chomsky, celui-ci parvient à la conclusion que grâce aux médias, et à d’autres méthodes de manipulation, les sociétés dites démocratiques, n’ont pas grand-chose à envier aux régimes totalitaires en matière de propagande et de conditionnement des esprits.</p>

<p>A cause de ma vision de la France, de nos valeurs, de notre sens de la démocratie, de la liberté, de la révolution française, de la République, et peut-être aussi à cause de mon esprit un peu « franchouillard », j’ai eu le sentiment, à l’époque, qu’il existait un grand écart entre la société américaine et notre pays. Même si les liens qui existaient en France, entre le pouvoir et les médias étaient connus et réels, il ne me venait pas à l’idée à l’époque de les assimiler à une propagande aussi efficace que celle qui pouvait exister dans les systèmes totalitaires ou à un système organisé de fabrication du consentement.</p>

<p>Qu’en est-il aujourd’hui, quelle est la situation en France, presque 30 ans plus tard, et comment pouvons-nous réagir ? C’est ce que j’aimerais aborder dans cet exposé.</p>

    La fabrique du consentement

    Ce travail m’a été très largement inspiré par le livre de Noam Chomsky : « La fabrication du consentement », paru à la fin des années 80, au début de mon engagement Maçonnique. En dépit de tout l’intérêt que je porte à Chomsky, j’avais à l’époque accordé une attention toute relative à cet ouvrage qui me semblait être une vision très américaine de l’existence et de l’évolution de la propagande dans une démocratie.

    En effet, pour résumer très rapidement l’ouvrage de Chomsky, celui-ci parvient à la conclusion que grâce aux médias, et à d’autres méthodes de manipulation, les sociétés dites démocratiques, n’ont pas grand-chose à envier aux régimes totalitaires en matière de propagande et de conditionnement des esprits.

    A cause de ma vision de la France, de nos valeurs, de notre sens de la démocratie, de la liberté, de la révolution française, de la République, et peut-être aussi à cause de mon esprit un peu « franchouillard », j’ai eu le sentiment, à l’époque, qu’il existait un grand écart entre la société américaine et notre pays. Même si les liens qui existaient en France, entre le pouvoir et les médias étaient connus et réels, il ne me venait pas à l’idée à l’époque de les assimiler à une propagande aussi efficace que celle qui pouvait exister dans les systèmes totalitaires ou à un système organisé de fabrication du consentement.

    Qu’en est-il aujourd’hui, quelle est la situation en France, presque 30 ans plus tard, et comment pouvons-nous réagir ? C’est ce que j’aimerais aborder dans cet exposé.

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  • <p>Le 9 août dernier, l'adjoint au maire de Lormont (Gironde) informait Gérald Dumont, directeur de la compagnie Théâtre K, metteur en scène et interprète de
Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes que son spectacle, préalablement invité par l'association Laïcité 33, faisait l'objet d'une dépro-grammation de dernière minute de la part de la Mairie (PS).</p>

<p>Motif invoqué: «Le contexte général actuel nous amène à privilégier des méthodes d'éducation constructives et dans la durée, pour défendre avec conviction notre si chère Laïcité. L'analyse approfondie de la représentation que tu proposes, suite à notre brève rencontre de juin, ne va pas à notre avis dans ce sens d'une transmission apaisée.» Dans une réponse ultérieure, la Mairie croira bon de préciser que «malgré l'intérêt que peut porter le spectacle tiré des écrits de Charb, il ne représente pas l'unique entrée pour défendre les valeurs de la Laïcité. (…) Si le combat pour la Laïcité nous est commun, les outils et moyens pour le mener peuvent diverger et appartiennent à chacun (dans le respect des choix faits).»</p>

<p>La Commission Nationale Permanente de la Laïcité du Grand Orient de France a pour sa part inscrit une représentation de cete pièce à l'hôtel Cadet dans le cadre du cycle de conférences "les chantiers de la république".</p>

<p><a href="https://reservation.godf.org/index.php/inscription/evenement/lettre-aux-escrocs-de-l-islamophobie-qui-font-le-jeu-des-racistes-de-charb">Inscription en ligne aux événements publics organisés par le Grand Orient de France</a></p>

    Actualités du combat laïque de septembre 2017 : laïcité de « liberté » du ministre de l’intérieur, inflexibilité du pape, représentation de « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes » au Grand Orient de France

    Le 9 août dernier, l'adjoint au maire de Lormont (Gironde) informait Gérald Dumont, directeur de la compagnie Théâtre K, metteur en scène et interprète de Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes que son spectacle, préalablement invité par l'association Laïcité 33, faisait l'objet d'une dépro-grammation de dernière minute de la part de la Mairie (PS).

    Motif invoqué: «Le contexte général actuel nous amène à privilégier des méthodes d'éducation constructives et dans la durée, pour défendre avec conviction notre si chère Laïcité. L'analyse approfondie de la représentation que tu proposes, suite à notre brève rencontre de juin, ne va pas à notre avis dans ce sens d'une transmission apaisée.» Dans une réponse ultérieure, la Mairie croira bon de préciser que «malgré l'intérêt que peut porter le spectacle tiré des écrits de Charb, il ne représente pas l'unique entrée pour défendre les valeurs de la Laïcité. (…) Si le combat pour la Laïcité nous est commun, les outils et moyens pour le mener peuvent diverger et appartiennent à chacun (dans le respect des choix faits).»

    La Commission Nationale Permanente de la Laïcité du Grand Orient de France a pour sa part inscrit une représentation de cete pièce à l'hôtel Cadet dans le cadre du cycle de conférences "les chantiers de la république".

    Inscription en ligne aux événements publics organisés par le Grand Orient de France

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  • <p>Le revenu de base ou revenu universel est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni obligation de travail, selon la définition du Basic Income Earth Network (BIEN) . Il reconnaît la participation de l'individu à la société, indépendamment de la mesure de l'emploi.</p>

<p>Ce concept conduit à remettre en cause ou, a minima, à questionner la notion de travail qui peut se définir, de manière simplifiée, comme l'activité rémunérée qui permet la production de biens et de services. Avec le capital, le travail est un facteur de production de l'économie. Il est essentiellement fourni par des employés en échange d'un salaire.</p>

<p>De manière plus générale, la question du revenu universel soulève celle de la répartition des richesses au sein de la société, qu'elles soient issues du travail ou du capital.</p>

<p>Elle est également susceptible de remettre en cause la relation entre l'individu et la société dans un sens libéral (affranchir l'individu de la tutelle de l’État) ou dans un sens marxiste (affranchir l'individu de la contrainte du travail).</p>

<p>Plus pragmatiquement, le revenu universel peut simplement être un moyen d' améliorer le système actuel et de le rendre plus efficient, afin de mieux l’adapter aux bouleversements de notre société (avènement du numérique et de la robotisation, disparition de nombreux emplois entraînant une remise en cause de la valeur travail).</p>

<p>Au-delà ces finalités théoriques ou pratiques, la relation entre revenu universel et travail demeure complexe et tourmentée.
En effet, après avoir exposé les aspects théoriques et pratiques de la notion de revenu universel, nous verrons comment celle-ci conduit à déconstruire la notion de travail communément admise.</p>

<p>Il apparaîtra, à l'issue de ces propos, que si la fonction du revenu universel peut revêtir une forme d'importance, celle-ci demeure à ce jour essentiellement symbolique.</p>

    En quoi le revenu universel nous interroge-t-il sur notre relation au travail ?

    Le revenu de base ou revenu universel est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni obligation de travail, selon la définition du Basic Income Earth Network (BIEN) . Il reconnaît la participation de l'individu à la société, indépendamment de la mesure de l'emploi.

    Ce concept conduit à remettre en cause ou, a minima, à questionner la notion de travail qui peut se définir, de manière simplifiée, comme l'activité rémunérée qui permet la production de biens et de services. Avec le capital, le travail est un facteur de production de l'économie. Il est essentiellement fourni par des employés en échange d'un salaire.

    De manière plus générale, la question du revenu universel soulève celle de la répartition des richesses au sein de la société, qu'elles soient issues du travail ou du capital.

    Elle est également susceptible de remettre en cause la relation entre l'individu et la société dans un sens libéral (affranchir l'individu de la tutelle de l’État) ou dans un sens marxiste (affranchir l'individu de la contrainte du travail).

    Plus pragmatiquement, le revenu universel peut simplement être un moyen d' améliorer le système actuel et de le rendre plus efficient, afin de mieux l’adapter aux bouleversements de notre société (avènement du numérique et de la robotisation, disparition de nombreux emplois entraînant une remise en cause de la valeur travail).

    Au-delà ces finalités théoriques ou pratiques, la relation entre revenu universel et travail demeure complexe et tourmentée. En effet, après avoir exposé les aspects théoriques et pratiques de la notion de revenu universel, nous verrons comment celle-ci conduit à déconstruire la notion de travail communément admise.

    Il apparaîtra, à l'issue de ces propos, que si la fonction du revenu universel peut revêtir une forme d'importance, celle-ci demeure à ce jour essentiellement symbolique.

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