Liberté – émancipation : conclusion

On l’a vu, la liberté est un état, l’émancipation est une action, c’est donc bien par l’émancipation que l’on devient libre.

On le devient sous-entend que l’on ne l’est pas au départ. Effectivement, être libre est un long processus, nos échanges de cet après-midi illustrent que cela est même un combat… qui commence à l’école où devrait se forger l’esprit critique, pour se prolonger tout au long de la vie, par exemple dans le maelstrom médiatique pour lutter contre la manipulation…

Et de fait à l’issue de nos échanges, on peut continuer de s’interroger: sommes-nous toujours complétement libres ? Sans doute pas…

Mais peut-être notre liberté est-elle la faculté de choisir nous-mêmes nos entraves ?
Cette faculté de choisir ne peut s’exercer qu’en étant émancipé (d’autres diraient éclairés), affranchis de toute dépendance non choisie.

C’est l’exercice en démocratie de la citoyenneté, la faculté de choisir ceux qui font la loi.

Si l’on revient aux sens originels des mots:

Liberté du latin libertas, « Condition de l’homme qui n’appartient à aucun maître » Littré.fr par opposition à l’état d’esclave, la liberté étant l’état de celui qui jouit de ses droits de citoyen (droit romain), élargi à « la condition d’un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté ».

Emancipation du latin emancipare (e mancipare) l’action en droit romain de « s’affranchir de l’autorité paternelle » avec des synonymes aujourd’hui tels que délivrer, rendre autonome, libérer, délier, responsabiliser… Littré.fr

Inévitablement la notion de liberté et de l’exercice de cette liberté renvoie à la notion de citoyenneté et à l’exercice de cette citoyenneté.

On pourrait continuer de débattre mais une collation fraternelle nous attend à l’occasion de laquelle nous pourrons poursuivre nos échanges… par exemple sur la manière de rendre concret notre manière d’être libre. exemple: en diversifiant ses sources d’information… et ne jamais acheter le Figaro sans l’Humanité!…..