À propos de l'auteur : Un F:. de l'Humanité Future

Écrit par Un F:. de l'Humanité Future

  • <p>Le nombre de langues (naturelles ou construites) dans le monde est estimé à 7000, mais sur ce total, une disparait tous les quinze jours. En ce qui concerne les seules langues construites comme le Solrésol, le Volapuk, l’Ido, la langue des signes, le clingon etc, leur nombre s’élèverait à 1000. l’Esperanto étant probablement l’une des plus utilisée. Les motivations de leurs créateurs peuvent être multiples, volonté de communiquer au-delà des frontières, mais aussi artistiques.</p>

<p>La planche que je vous présente traitera uniquement de L’Esperanto. L’apprentissage de cette langue est incomparablement plus rapide, plus simple que pour n’importe quelle autre.</p>

<p>Avant d’aborder l’histoire, le mouvement, le rayonnement de l’Esperanto, je vais aborder et la personnalité de son créateur.</p>

<p>Ludwic Lejzer Zamenhof est né le 15 décembre 1859, au sein d’une famille juive, dans la ville de Bialystok, en Pologne, époque à laquelle ce pays était sous le joug de la Russie tsariste. Son père est professeur d’allemand et de français.</p>

<p>Adolescent, Ludwik réalise un premier projet de langue universelle avant de partir étudier la médecine à Moscou puis à Varsovie. Il se mariera et s’installera dans un premier temps comme médecin généraliste, puis exercera en tant qu’ophtalmologiste.</p>

<p>Son père était, quant à lui, opposé à la volonté de Ludwik de créer une langue universelle, projet qu’il jugeait chimérique et même potentiellement dangereux en raison de la situation de son pays écrasé sous la botte le l’empire Russe.</p>

<p>Totalement habité par l’idée de créer une langue universelle dans le seul but de rapprocher les individus les uns des autres, le futur Docteur Esperanto n’abandonnera jamais. Pour lui, ce n’est pas un projet chimérique, mais un fort désir de casser les barrières qui séparent les peuples des différents pays, les communautés, les individus. La création de l’Esperanto n’est pas une fantaisie intellectuelle, un jeu. Depuis sa plus tendre enfance il sait ce que c’est que de vivre enfermé dans un groupe en raison de sa religion ou de son origine réelle ou supposée. Juifs d’un côté, polonais catholiques de l’autre, russes, allemands et chacun de ces groupes, bien sûr, possède sa propre langue, sa propre religion, ses coutumes et les tensions qui en découlent l’affectent terriblement.</p>

<p>Si son père est défavorable à l’idéal que porte son fils, ce n’est pas le cas de sa belle-famille qui l’aidera financièrement pour que soit édité en 1887 le premier manuel de la Langue Internationale réalisé par le « Docteur Esperanto » en langue Russe. D’autres éditions suivront dans d’autres langues.</p>

    L’Esperanto

    Le nombre de langues (naturelles ou construites) dans le monde est estimé à 7000, mais sur ce total, une disparait tous les quinze jours. En ce qui concerne les seules langues construites comme le Solrésol, le Volapuk, l’Ido, la langue des signes, le clingon etc, leur nombre s’élèverait à 1000. l’Esperanto étant probablement l’une des plus utilisée. Les motivations de leurs créateurs peuvent être multiples, volonté de communiquer au-delà des frontières, mais aussi artistiques.

    La planche que je vous présente traitera uniquement de L’Esperanto. L’apprentissage de cette langue est incomparablement plus rapide, plus simple que pour n’importe quelle autre.

    Avant d’aborder l’histoire, le mouvement, le rayonnement de l’Esperanto, je vais aborder et la personnalité de son créateur.

    Ludwic Lejzer Zamenhof est né le 15 décembre 1859, au sein d’une famille juive, dans la ville de Bialystok, en Pologne, époque à laquelle ce pays était sous le joug de la Russie tsariste. Son père est professeur d’allemand et de français.

    Adolescent, Ludwik réalise un premier projet de langue universelle avant de partir étudier la médecine à Moscou puis à Varsovie. Il se mariera et s’installera dans un premier temps comme médecin généraliste, puis exercera en tant qu’ophtalmologiste.

    Son père était, quant à lui, opposé à la volonté de Ludwik de créer une langue universelle, projet qu’il jugeait chimérique et même potentiellement dangereux en raison de la situation de son pays écrasé sous la botte le l’empire Russe.

    Totalement habité par l’idée de créer une langue universelle dans le seul but de rapprocher les individus les uns des autres, le futur Docteur Esperanto n’abandonnera jamais. Pour lui, ce n’est pas un projet chimérique, mais un fort désir de casser les barrières qui séparent les peuples des différents pays, les communautés, les individus. La création de l’Esperanto n’est pas une fantaisie intellectuelle, un jeu. Depuis sa plus tendre enfance il sait ce que c’est que de vivre enfermé dans un groupe en raison de sa religion ou de son origine réelle ou supposée. Juifs d’un côté, polonais catholiques de l’autre, russes, allemands et chacun de ces groupes, bien sûr, possède sa propre langue, sa propre religion, ses coutumes et les tensions qui en découlent l’affectent terriblement.

    Si son père est défavorable à l’idéal que porte son fils, ce n’est pas le cas de sa belle-famille qui l’aidera financièrement pour que soit édité en 1887 le premier manuel de la Langue Internationale réalisé par le « Docteur Esperanto » en langue Russe. D’autres éditions suivront dans d’autres langues.

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  • <p>L’Évangile de Jean (le dernier des quatre évangiles) et les trois évangiles synoptiques de Marc, Matthieu, et Luc, sont les quasi seuls textes de références concernant la vie de Jésus, à proprement parler. Il s’agit de documents d’Église, donc de foi. Le papyrus Bodmer, livret de 75 feuillets, retrouvé en 170 en Haute-Égypte, est la copie la plus ancienne et complète de l’Évangile de Jean. Selon l’hypothèse la plus fréquemment retenue, Jésus serait mort aux alentours des années 30 de notre ère, tandis que la rédaction des évangiles n’aurait vraisemblablement commencé qu’une à deux générations plus tard. Quelle confiance devons-nous donc leur accorder ? Comment y démêler l’Histoire de la théologie, sachant que Jésus n’a, lui-même, jamais rien écrit ?</p>

<p>Pour la plupart des théologiens les contradictions apparentes entre les textes, et à l’intérieur de ces derniers, ne permettent pas douter de l’historicité de Jésus de Nazareth, de son activité publique.
Il part pour Jérusalem, entre en conflit avec les autorités juives puis l’administration romaine, puis il est finalement exécuté.
Certains chercheurs relativisent la perception biaisée que nous aurions de Jésus, du fait même de l’importance prise par le Christianisme. Son existence fut-elle si extraordinaire dans le contexte historique de l’époque, jusqu’ au point d’être connu des historiens d’alors ?</p>

<p>Toute l’œuvre du philosophe antichrétien Celse a disparu. Avec celle d’Origène, son contre Celse ou réfutation du Discours véritable, nous savons ce que pense le premier :
Il se moque de celles et ceux qui croient en un crucifié, qui, au fond n’était pour lui qu’un vulgaire criminel. Pour certains, les adversaires du Christianisme sont alors trop nombreux pour que l’hypothèse de l’inexistence de Jésus soit retenue.</p>

    Aux Origines du Christianisme

    L’Évangile de Jean (le dernier des quatre évangiles) et les trois évangiles synoptiques de Marc, Matthieu, et Luc, sont les quasi seuls textes de références concernant la vie de Jésus, à proprement parler. Il s’agit de documents d’Église, donc de foi. Le papyrus Bodmer, livret de 75 feuillets, retrouvé en 170 en Haute-Égypte, est la copie la plus ancienne et complète de l’Évangile de Jean. Selon l’hypothèse la plus fréquemment retenue, Jésus serait mort aux alentours des années 30 de notre ère, tandis que la rédaction des évangiles n’aurait vraisemblablement commencé qu’une à deux générations plus tard. Quelle confiance devons-nous donc leur accorder ? Comment y démêler l’Histoire de la théologie, sachant que Jésus n’a, lui-même, jamais rien écrit ?

    Pour la plupart des théologiens les contradictions apparentes entre les textes, et à l’intérieur de ces derniers, ne permettent pas douter de l’historicité de Jésus de Nazareth, de son activité publique. Il part pour Jérusalem, entre en conflit avec les autorités juives puis l’administration romaine, puis il est finalement exécuté. Certains chercheurs relativisent la perception biaisée que nous aurions de Jésus, du fait même de l’importance prise par le Christianisme. Son existence fut-elle si extraordinaire dans le contexte historique de l’époque, jusqu’ au point d’être connu des historiens d’alors ?

    Toute l’œuvre du philosophe antichrétien Celse a disparu. Avec celle d’Origène, son contre Celse ou réfutation du Discours véritable, nous savons ce que pense le premier : Il se moque de celles et ceux qui croient en un crucifié, qui, au fond n’était pour lui qu’un vulgaire criminel. Pour certains, les adversaires du Christianisme sont alors trop nombreux pour que l’hypothèse de l’inexistence de Jésus soit retenue.

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  • <p>Ce thème a quelque chose d’inhabituel. J’ai pu le mesurer lorsque j’en ai parlé avec certain d’entre vous. Interpellé, l'un d'entre vous m’a fait remarquer à juste titre que l’on socialise peu durant notre sommeil.</p>

<p>Alors je dois vous avouer avoir été fasciné par plusieurs exposés entendus sur ce sujet. D’une part car ils avaient réveillé en moi l’attrait pour la démarche scientifique, et notamment expérimentale (éléments dont j’ai pour la plus grande partie expurgé la planche pour des raisons de temps), d’autre part pour les liens que j’ai pu identifier entre les mécanismes en jeu, leurs effets phénoménologiques et leur conséquences sociales et sociétales.</p>

<p>Je ne me pencherai que peu sur les rêves et donc sur la dimension psychologique / psychanalytique qui peut découler de notre sommeil.</p>

<p>J’espère que vous partagerez mon enthousiasme pour le sujet, mais avec suffisamment de modération, pour ne pas tomber dans le sommeil, ou pire encore se mettre en sommeil.</p>

<p>La nuit enfanta Hypnos le sommeil, et les Oneiroi, les songes, frères jumeaux de thanatos, dieu de la mort, le sommeil dont on ne revient pas.</p>
<p>Hypnos est le dieu qui nous emporte et nous ramène, transformes, prêts à reprendre notre voyage à travers la lumière des jours, plus riche de ces transformations obscures qui se produisent en nous durant notre sommeil</p>

<p>Les Oneiroi, dont dérive le mot onirique, les rêves, les songes et qui nous paraîtront si étranges à notre réveil.</p>
<p>Et la nuit engendra aussi Morphée, qui précède et rend possible la venue d’hypnos. Morphée qui nous permet de nous endormir, en prenant la forme des êtres et objets qui nous rassurent.</p>

<p>Nuit après nuit, la nuit appelle le jour, et le sommeil appelle le réveil. Mais avant, il y a ce besoin de se retirer du monde, quand nos yeux commencent à se fermer. Ce besoin quotidien de nous couper du monde, de nous absenter à nous même, nuit après nuit et de laisser émerger en nous les hallucinations de nos rêves. Et ce besoin croissant de dormir quand nous veillons, de compenser la privation de sommeil par un rebond de sommeil, par un sommeil compensateur, réparateur.</p>

<p>Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir, et ce besoin est partagé par l’ensemble du monde animal.</p>

    Le sommeil

    Ce thème a quelque chose d’inhabituel. J’ai pu le mesurer lorsque j’en ai parlé avec certain d’entre vous. Interpellé, l'un d'entre vous m’a fait remarquer à juste titre que l’on socialise peu durant notre sommeil.

    Alors je dois vous avouer avoir été fasciné par plusieurs exposés entendus sur ce sujet. D’une part car ils avaient réveillé en moi l’attrait pour la démarche scientifique, et notamment expérimentale (éléments dont j’ai pour la plus grande partie expurgé la planche pour des raisons de temps), d’autre part pour les liens que j’ai pu identifier entre les mécanismes en jeu, leurs effets phénoménologiques et leur conséquences sociales et sociétales.

    Je ne me pencherai que peu sur les rêves et donc sur la dimension psychologique / psychanalytique qui peut découler de notre sommeil.

    J’espère que vous partagerez mon enthousiasme pour le sujet, mais avec suffisamment de modération, pour ne pas tomber dans le sommeil, ou pire encore se mettre en sommeil.

    La nuit enfanta Hypnos le sommeil, et les Oneiroi, les songes, frères jumeaux de thanatos, dieu de la mort, le sommeil dont on ne revient pas.

    Hypnos est le dieu qui nous emporte et nous ramène, transformes, prêts à reprendre notre voyage à travers la lumière des jours, plus riche de ces transformations obscures qui se produisent en nous durant notre sommeil

    Les Oneiroi, dont dérive le mot onirique, les rêves, les songes et qui nous paraîtront si étranges à notre réveil.

    Et la nuit engendra aussi Morphée, qui précède et rend possible la venue d’hypnos. Morphée qui nous permet de nous endormir, en prenant la forme des êtres et objets qui nous rassurent.

    Nuit après nuit, la nuit appelle le jour, et le sommeil appelle le réveil. Mais avant, il y a ce besoin de se retirer du monde, quand nos yeux commencent à se fermer. Ce besoin quotidien de nous couper du monde, de nous absenter à nous même, nuit après nuit et de laisser émerger en nous les hallucinations de nos rêves. Et ce besoin croissant de dormir quand nous veillons, de compenser la privation de sommeil par un rebond de sommeil, par un sommeil compensateur, réparateur.

    Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir, et ce besoin est partagé par l’ensemble du monde animal.

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  • <p>En préambule nous souhaitions rappeler :</p>
<ol><li>La définition du handicap telle que fixée par la Loi du 11 février 2005 :<br>
<em>« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »</em></li>
<li>L’article 1er de notre Constitution :<br>
<em>« La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité.<br>
Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'Humanité.<br>
Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.<br>
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.<br>
Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité.<br>
Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité. »</em></li></ol></p>

<p>Il nous est apparu que ces deux textes devaient guider notre réflexion, la Loi devant traduire l’intérêt général, et la devise de la République énonçant, elle, deux principes et une obligation pour les satisfaire dans nos Ateliers comme dans la société. La République et la Franc-maçonnerie a-dogmatique ont, en effet, les mêmes objectifs concrets d’émancipation, de justice et de solidarité.</p>

<p>À partir d’éléments historiques et d’un état des lieux, nécessaires à l’appréhension de la question dans sa globalité, nous avons tenté d’apporter une réponse et d’élaborer quelques propositions.</p>

    Comment les valeurs de la Franc-maçonnerie, nous permettent-elles de traiter la question du handicap dans nos Ateliers et la société ?

    En préambule nous souhaitions rappeler :

    1. La définition du handicap telle que fixée par la Loi du 11 février 2005 :
      « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »
    2. L’article 1er de notre Constitution :
      « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité.
      Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'Humanité.
      Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
      Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.
      Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité.
      Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité. »

    Il nous est apparu que ces deux textes devaient guider notre réflexion, la Loi devant traduire l’intérêt général, et la devise de la République énonçant, elle, deux principes et une obligation pour les satisfaire dans nos Ateliers comme dans la société. La République et la Franc-maçonnerie a-dogmatique ont, en effet, les mêmes objectifs concrets d’émancipation, de justice et de solidarité.

    À partir d’éléments historiques et d’un état des lieux, nécessaires à l’appréhension de la question dans sa globalité, nous avons tenté d’apporter une réponse et d’élaborer quelques propositions.

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  • <p>En ce dimanche, j’avais envie de partager avec vous le plaisir qui est le mien de parcourir régulièrement les textes de cet écrivain singulier qu’est Frédéric Dard. Cette histoire remonte pour ce qui me concerne à 1996. Je pars avec mon père à Las Vegas pour voir un concert de Johnny, et à l’époque il n’y avait pas de petits écrans incorporés dans le siège de devant qui vous garantissait de pouvoir choisir vos distractions. Alors avant d’embarquer, et pour éviter de trop longues heures d’ennui, nous pénétrons mon père et moi dans un Relais H. Mon père me tend alors un livre en me disant « Tu devrais lire ça, je le lisais quand j’étais jeune ». Et il me tend mon premier San Antonio. Sans pouvoir expliquer pourquoi, ce livre me parle immédiatement, je le comprends sans rencontrer la moindre difficulté pour décrypter cet argot si particulier. Et surtout je me mets à prendre des fous rires dans l’avion, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.</p>

<p>J’avais donc envie de vous en dire un peu plus sur l’histoire de cet homme que l’on connaît finalement assez peu, et surtout partager avec vous le fait qu’il est selon moi un véritable artiste, un écrivain dans le sens le plus large du terme. Bien que longtemps regardé avec un certain dédain, il ne faut pas à mon sens s’arrêter aux calembours douteux ou aux évocations érotiques permanentes, et reconnaître qu’il a su, tel un Céline, un Hugo, ou un Flaubert, développer un style, une manière d’écrire, qui relève bel et bien de la création artistique.</p>

    Frédéric DARD, San Antonio malgré lui

    En ce dimanche, j’avais envie de partager avec vous le plaisir qui est le mien de parcourir régulièrement les textes de cet écrivain singulier qu’est Frédéric Dard. Cette histoire remonte pour ce qui me concerne à 1996. Je pars avec mon père à Las Vegas pour voir un concert de Johnny, et à l’époque il n’y avait pas de petits écrans incorporés dans le siège de devant qui vous garantissait de pouvoir choisir vos distractions. Alors avant d’embarquer, et pour éviter de trop longues heures d’ennui, nous pénétrons mon père et moi dans un Relais H. Mon père me tend alors un livre en me disant « Tu devrais lire ça, je le lisais quand j’étais jeune ». Et il me tend mon premier San Antonio. Sans pouvoir expliquer pourquoi, ce livre me parle immédiatement, je le comprends sans rencontrer la moindre difficulté pour décrypter cet argot si particulier. Et surtout je me mets à prendre des fous rires dans l’avion, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.

    J’avais donc envie de vous en dire un peu plus sur l’histoire de cet homme que l’on connaît finalement assez peu, et surtout partager avec vous le fait qu’il est selon moi un véritable artiste, un écrivain dans le sens le plus large du terme. Bien que longtemps regardé avec un certain dédain, il ne faut pas à mon sens s’arrêter aux calembours douteux ou aux évocations érotiques permanentes, et reconnaître qu’il a su, tel un Céline, un Hugo, ou un Flaubert, développer un style, une manière d’écrire, qui relève bel et bien de la création artistique.

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  • <p>L’énoncé de la problématique s’apparente à un sophisme dans le sens où il contient un argument induit par l’utilisation du mot « demeurent » à savoir que l’art et la culture ont été, par le passé, des remparts solides. Le plus grand risque serait alors de considérer ce prémisse comme vrai et d’en déduire qu’il suffirait alors de retourner en arrière, celui dit du « bon vieux temps » pour retrouver un âge d’or supposé de l’Humanité d’où la Barbarie serait consubstantiellement bannie.</p>

<p>Une définition lapidaire et imbriquée de ces notions pourrait être la suivante : la barbarie se caractérise par l’absence et la négation de l’art et la culture. Nous en déduirions que ces derniers sont de fait des remparts voire les seuls contre la barbarie et nous aurions ainsi répondu au sophisme insidieux de la question par un autre sophisme...</p>

<p>L'art est un concept difficile à définir, il a quelque chose à voir avec la beauté, mais il a également une dimension collective dans le sens où il doit être montré, vu et apprécié et partagé. S’il semble que l'objectif de l'art soit d'atteindre le beau, le problème est certainement de savoir qui décide de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas. La notion de beau a varié tout au long de l’Histoire de l’Humanité : les références du « bon goût » ne sont pas les mêmes que l’on remonte des premiers hommes jusqu’à l’art moderne et contemporain. Cependant il a toujours évolué et progressé à travers des envies de transgressions, de ruptures plus ou moins brutales par rapport à des règles antérieures. (...)</p>

<p>En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. La notion de culture est liée à celle d’apprentissage et d’éducation. Elle encourage le développement de la raison et peut constituer en ce sens une opposition à la barbarie.</p>

<p>Mais de quoi Barbarie est-elle le nom ? Une définition synthétique indique « la barbarie est l’absence de civilisation » et dans un second sens mentionne « Cruauté extrême, destructrice et inhumaine ». Tout est dit ou plutôt rien n’est dit.</p>

<p>Les différents sens du mot Barbarie hésitent entre la notion d’état (être), au sens c’est la nature de celui que l’on dénomme Barbare, et la notion d’actions (faire) au sens où l’on commet des actes de barbarie.</p>

    L’art et la culture demeurent-ils des remparts solides contre la barbarie ?

    L’énoncé de la problématique s’apparente à un sophisme dans le sens où il contient un argument induit par l’utilisation du mot « demeurent » à savoir que l’art et la culture ont été, par le passé, des remparts solides. Le plus grand risque serait alors de considérer ce prémisse comme vrai et d’en déduire qu’il suffirait alors de retourner en arrière, celui dit du « bon vieux temps » pour retrouver un âge d’or supposé de l’Humanité d’où la Barbarie serait consubstantiellement bannie.

    Une définition lapidaire et imbriquée de ces notions pourrait être la suivante : la barbarie se caractérise par l’absence et la négation de l’art et la culture. Nous en déduirions que ces derniers sont de fait des remparts voire les seuls contre la barbarie et nous aurions ainsi répondu au sophisme insidieux de la question par un autre sophisme...

    L'art est un concept difficile à définir, il a quelque chose à voir avec la beauté, mais il a également une dimension collective dans le sens où il doit être montré, vu et apprécié et partagé. S’il semble que l'objectif de l'art soit d'atteindre le beau, le problème est certainement de savoir qui décide de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas. La notion de beau a varié tout au long de l’Histoire de l’Humanité : les références du « bon goût » ne sont pas les mêmes que l’on remonte des premiers hommes jusqu’à l’art moderne et contemporain. Cependant il a toujours évolué et progressé à travers des envies de transgressions, de ruptures plus ou moins brutales par rapport à des règles antérieures. (...)

    En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. La notion de culture est liée à celle d’apprentissage et d’éducation. Elle encourage le développement de la raison et peut constituer en ce sens une opposition à la barbarie.

    Mais de quoi Barbarie est-elle le nom ? Une définition synthétique indique « la barbarie est l’absence de civilisation » et dans un second sens mentionne « Cruauté extrême, destructrice et inhumaine ». Tout est dit ou plutôt rien n’est dit.

    Les différents sens du mot Barbarie hésitent entre la notion d’état (être), au sens c’est la nature de celui que l’on dénomme Barbare, et la notion d’actions (faire) au sens où l’on commet des actes de barbarie.

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  • <p>Ce travail m’a été très largement inspiré par le livre de Noam Chomsky : « La fabrication du consentement », paru à la fin des années 80, au début de mon engagement Maçonnique. En dépit de tout l’intérêt que je porte à Chomsky, j’avais à l’époque accordé une attention toute relative à cet ouvrage qui me semblait être une vision très américaine de l’existence et de l’évolution de la propagande dans une démocratie.</p>

<p>En effet, pour résumer très rapidement l’ouvrage de Chomsky, celui-ci parvient à la conclusion que grâce aux médias, et à d’autres méthodes de manipulation, les sociétés dites démocratiques, n’ont pas grand-chose à envier aux régimes totalitaires en matière de propagande et de conditionnement des esprits.</p>

<p>A cause de ma vision de la France, de nos valeurs, de notre sens de la démocratie, de la liberté, de la révolution française, de la République, et peut-être aussi à cause de mon esprit un peu « franchouillard », j’ai eu le sentiment, à l’époque, qu’il existait un grand écart entre la société américaine et notre pays. Même si les liens qui existaient en France, entre le pouvoir et les médias étaient connus et réels, il ne me venait pas à l’idée à l’époque de les assimiler à une propagande aussi efficace que celle qui pouvait exister dans les systèmes totalitaires ou à un système organisé de fabrication du consentement.</p>

<p>Qu’en est-il aujourd’hui, quelle est la situation en France, presque 30 ans plus tard, et comment pouvons-nous réagir ? C’est ce que j’aimerais aborder dans cet exposé.</p>

    La fabrique du consentement

    Ce travail m’a été très largement inspiré par le livre de Noam Chomsky : « La fabrication du consentement », paru à la fin des années 80, au début de mon engagement Maçonnique. En dépit de tout l’intérêt que je porte à Chomsky, j’avais à l’époque accordé une attention toute relative à cet ouvrage qui me semblait être une vision très américaine de l’existence et de l’évolution de la propagande dans une démocratie.

    En effet, pour résumer très rapidement l’ouvrage de Chomsky, celui-ci parvient à la conclusion que grâce aux médias, et à d’autres méthodes de manipulation, les sociétés dites démocratiques, n’ont pas grand-chose à envier aux régimes totalitaires en matière de propagande et de conditionnement des esprits.

    A cause de ma vision de la France, de nos valeurs, de notre sens de la démocratie, de la liberté, de la révolution française, de la République, et peut-être aussi à cause de mon esprit un peu « franchouillard », j’ai eu le sentiment, à l’époque, qu’il existait un grand écart entre la société américaine et notre pays. Même si les liens qui existaient en France, entre le pouvoir et les médias étaient connus et réels, il ne me venait pas à l’idée à l’époque de les assimiler à une propagande aussi efficace que celle qui pouvait exister dans les systèmes totalitaires ou à un système organisé de fabrication du consentement.

    Qu’en est-il aujourd’hui, quelle est la situation en France, presque 30 ans plus tard, et comment pouvons-nous réagir ? C’est ce que j’aimerais aborder dans cet exposé.

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