À propos de l'auteur : Un F:. de l'Humanité Future

Écrit par Un F:. de l'Humanité Future

  • <p>Pour nous, l’être libre s’éprouve comme la source de potentialités distinctes entre lesquelles il n’a qu’à choisir en vertu de motifs et de mobiles clairement identifiables et dûment pesés. C’est dans cette phase de délibération que réside l’action libre, car éclairée. C’est elle qui différencie la liberté formelle (car promise à tous au titre de l’égalité de droit, mais non réalisée faute des conditions adéquate) de la liberté réelle (car non seulement promise, mais rendue possible et donc exercée car proposée à des individus émancipés).</p>
<p>Plus que des théories de la liberté, c’est de l’émancipation, cette action réalisatrice nous conduisant à l’état de la liberté, que nous souhaitons débattre avec vous ce jour. Et plus particulièrement des conditions en permettant la réalisation.</p>
<p>Dans un premier temps, nous nous attacherons aux fondements de l’école républicaine, à son histoire depuis la révolution française, aux conflits qui l’ont traversé, et à sa destruction progressive sous la Vème république.</p><p>Dans un second temps, nous nous interrogerons les opportunités offertes en terme d’émancipation par la généralisation de l’accès à l’information dans l’espace numérique et la multiplication des media, et nous questionnerons sur leur caractère réel ou déceptif. </p>

    Liberté – émancipation : introduction

    Pour nous, l’être libre s’éprouve comme la source de potentialités distinctes entre lesquelles il n’a qu’à choisir en vertu de motifs et de mobiles clairement identifiables et dûment pesés. C’est dans cette phase de délibération que réside l’action libre, car éclairée. C’est elle qui différencie la liberté formelle (car promise à tous au titre de l’égalité de droit, mais non réalisée faute des conditions adéquate) de la liberté réelle (car non seulement promise, mais rendue possible et donc exercée car proposée à des individus émancipés).

    Plus que des théories de la liberté, c’est de l’émancipation, cette action réalisatrice nous conduisant à l’état de la liberté, que nous souhaitons débattre avec vous ce jour. Et plus particulièrement des conditions en permettant la réalisation.

    Dans un premier temps, nous nous attacherons aux fondements de l’école républicaine, à son histoire depuis la révolution française, aux conflits qui l’ont traversé, et à sa destruction progressive sous la Vème république.

    Dans un second temps, nous nous interrogerons les opportunités offertes en terme d’émancipation par la généralisation de l’accès à l’information dans l’espace numérique et la multiplication des media, et nous questionnerons sur leur caractère réel ou déceptif.

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  • <p>Attachés aux valeurs de la république liberté, égalité, fraternité, porteurs de ses idéaux universalistes, et nourris à l’humanisme des philosophes des lumières, les Franc Maçons voient dans l’école le meilleur outil pour fabriquer une société libre composée de femmes et d’hommes libres et éclairés.</p>
<p>Au travers de l’exposé du jour, nous allons essayer d’ancrer le triptyque qui la résume (gratuite, obligatoire, laïque) dans sa perspective historique, dans les grands débats qui la traversent, et dans les oppositions qui l’ont façonné et, disons-le dès à présent, la menacent.</p>

    Liberté – émancipation : l’émancipation par l’éducation

    Attachés aux valeurs de la république liberté, égalité, fraternité, porteurs de ses idéaux universalistes, et nourris à l’humanisme des philosophes des lumières, les Franc Maçons voient dans l’école le meilleur outil pour fabriquer une société libre composée de femmes et d’hommes libres et éclairés.

    Au travers de l’exposé du jour, nous allons essayer d’ancrer le triptyque qui la résume (gratuite, obligatoire, laïque) dans sa perspective historique, dans les grands débats qui la traversent, et dans les oppositions qui l’ont façonné et, disons-le dès à présent, la menacent.

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  •  <p>Le sujet de l'école et de l'éducation autour duquel nous venons d'échanger montre à quel  point la connaissance est indispensable à l'émancipation, vecteur de liberté .</p>

<p>Pour autant, elle n'est pas le seul espace  où cette connaissance peut être dispensée .
L'avènement du numérique , rend le savoir beaucoup plus, voire complètement accessible.
Mais ce déversement  de  données permet il vraiment de s'émanciper ?
Toute comme la multiplicité des médias aujourd'hui  permet elle de mieux s'informer et de fait,  d'apprendre de nouvelles connaissances ?</p>

<p>Il convient de s'interroger sur l'accès au savoir  via le numérique et sur l'accès à l'information  via les médias .</p>

    Liberté – émancipation : accès au savoir par le numérique et les media

    Le sujet de l'école et de l'éducation autour duquel nous venons d'échanger montre à quel point la connaissance est indispensable à l'émancipation, vecteur de liberté .

    Pour autant, elle n'est pas le seul espace où cette connaissance peut être dispensée . L'avènement du numérique , rend le savoir beaucoup plus, voire complètement accessible. Mais ce déversement de données permet il vraiment de s'émanciper ? Toute comme la multiplicité des médias aujourd'hui permet elle de mieux s'informer et de fait, d'apprendre de nouvelles connaissances ?

    Il convient de s'interroger sur l'accès au savoir via le numérique et sur l'accès à l'information via les médias .

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  • <p>On l'a vu, la liberté est un état, l’émancipation est une action, c’est donc bien par l’émancipation que l’on devient libre.</p><p>On le devient sous-entend que l’on ne l’est pas au départ. Effectivement, être libre est un long processus, nos échanges de cet après-midi illustrent que cela est même un combat… qui commence à l'école où devrait se forger l'esprit critique, pour se prolonger tout au long de la vie, par exemple dans le maelstrom médiatique pour lutter contre la manipulation...</p><p>Et de fait à l'issue de nos échanges, on peut continuer de s'interroger: sommes-nous toujours complétement libres ? Sans doute pas…</p><p>Mais peut-être notre liberté est-elle la faculté de choisir nous-mêmes nos entraves ?Cette faculté de choisir ne peut s’exercer qu’en étant émancipé (d’autres diraient éclairés), affranchis de toute dépendance non choisie.</p><p>C’est l’exercice en démocratie de la citoyenneté, la faculté de choisir ceux qui font la loi.</p>

    Liberté – émancipation : conclusion

    On l'a vu, la liberté est un état, l’émancipation est une action, c’est donc bien par l’émancipation que l’on devient libre.

    On le devient sous-entend que l’on ne l’est pas au départ. Effectivement, être libre est un long processus, nos échanges de cet après-midi illustrent que cela est même un combat… qui commence à l'école où devrait se forger l'esprit critique, pour se prolonger tout au long de la vie, par exemple dans le maelstrom médiatique pour lutter contre la manipulation...

    Et de fait à l'issue de nos échanges, on peut continuer de s'interroger: sommes-nous toujours complétement libres ? Sans doute pas…

    Mais peut-être notre liberté est-elle la faculté de choisir nous-mêmes nos entraves ?Cette faculté de choisir ne peut s’exercer qu’en étant émancipé (d’autres diraient éclairés), affranchis de toute dépendance non choisie.

    C’est l’exercice en démocratie de la citoyenneté, la faculté de choisir ceux qui font la loi.

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  • <p>La piraterie est une forme de banditisme et elle a existé à toute époque et en tout lieux (de l’Antiquité à nos jours). Cette planche a pour objet la période caraïbéenne du début du 18ième siècle, car celle-ci a pour particularité qu’il y a eu une volonté de se réunir et de construire  une “république” construite par eux et pour eux. L’objet de cette planche n’est pas de glorifier la piraterie ou ses illustres personnages, mais de partir de fait évoqué par la littérature grise.</p>

<p>Dans un premier temps, il est nécessaire de passer par l’exercice fastidieux de poser les définitions, à savoir de quoi on parle. Qu’est-ce qu’un pirate ? Quelle est la différence avec un corsaire par exemple ? Puis j’évoquerai le contexte des caraïbes aux 18 ième et en quoi cela a pu constitué un terreau au développement de la piraterie.</p>

    Piraterie et fraternité

    La piraterie est une forme de banditisme et elle a existé à toute époque et en tout lieux (de l’Antiquité à nos jours). Cette planche a pour objet la période caraïbéenne du début du 18ième siècle, car celle-ci a pour particularité qu’il y a eu une volonté de se réunir et de construire une “république” construite par eux et pour eux. L’objet de cette planche n’est pas de glorifier la piraterie ou ses illustres personnages, mais de partir de fait évoqué par la littérature grise.

    Dans un premier temps, il est nécessaire de passer par l’exercice fastidieux de poser les définitions, à savoir de quoi on parle. Qu’est-ce qu’un pirate ? Quelle est la différence avec un corsaire par exemple ? Puis j’évoquerai le contexte des caraïbes aux 18 ième et en quoi cela a pu constitué un terreau au développement de la piraterie.

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  • La solidarité peut-elle constituer un délit ? Notre cœur de Franc-Maçon nous amènerait certainement à répondre impulsivement non. Cependant, tant la rapidité de cette conclusion que la complexité de cette […]

    La solidarité peut-elle constituer un délit ?

    La solidarité peut-elle constituer un délit ? Notre cœur de Franc-Maçon nous amènerait certainement à répondre impulsivement non. Cependant, tant la rapidité de cette conclusion que la complexité de cette […]

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  • <p>Le nombre de langues (naturelles ou construites) dans le monde est estimé à 7000, mais sur ce total, une disparait tous les quinze jours. En ce qui concerne les seules langues construites comme le Solrésol, le Volapuk, l’Ido, la langue des signes, le clingon etc, leur nombre s’élèverait à 1000. l’Esperanto étant probablement l’une des plus utilisée. Les motivations de leurs créateurs peuvent être multiples, volonté de communiquer au-delà des frontières, mais aussi artistiques.</p>

<p>La planche que je vous présente traitera uniquement de L’Esperanto. L’apprentissage de cette langue est incomparablement plus rapide, plus simple que pour n’importe quelle autre.</p>

<p>Avant d’aborder l’histoire, le mouvement, le rayonnement de l’Esperanto, je vais aborder et la personnalité de son créateur.</p>

<p>Ludwic Lejzer Zamenhof est né le 15 décembre 1859, au sein d’une famille juive, dans la ville de Bialystok, en Pologne, époque à laquelle ce pays était sous le joug de la Russie tsariste. Son père est professeur d’allemand et de français.</p>

<p>Adolescent, Ludwik réalise un premier projet de langue universelle avant de partir étudier la médecine à Moscou puis à Varsovie. Il se mariera et s’installera dans un premier temps comme médecin généraliste, puis exercera en tant qu’ophtalmologiste.</p>

<p>Son père était, quant à lui, opposé à la volonté de Ludwik de créer une langue universelle, projet qu’il jugeait chimérique et même potentiellement dangereux en raison de la situation de son pays écrasé sous la botte le l’empire Russe.</p>

<p>Totalement habité par l’idée de créer une langue universelle dans le seul but de rapprocher les individus les uns des autres, le futur Docteur Esperanto n’abandonnera jamais. Pour lui, ce n’est pas un projet chimérique, mais un fort désir de casser les barrières qui séparent les peuples des différents pays, les communautés, les individus. La création de l’Esperanto n’est pas une fantaisie intellectuelle, un jeu. Depuis sa plus tendre enfance il sait ce que c’est que de vivre enfermé dans un groupe en raison de sa religion ou de son origine réelle ou supposée. Juifs d’un côté, polonais catholiques de l’autre, russes, allemands et chacun de ces groupes, bien sûr, possède sa propre langue, sa propre religion, ses coutumes et les tensions qui en découlent l’affectent terriblement.</p>

<p>Si son père est défavorable à l’idéal que porte son fils, ce n’est pas le cas de sa belle-famille qui l’aidera financièrement pour que soit édité en 1887 le premier manuel de la Langue Internationale réalisé par le « Docteur Esperanto » en langue Russe. D’autres éditions suivront dans d’autres langues.</p>

    L’Esperanto

    Le nombre de langues (naturelles ou construites) dans le monde est estimé à 7000, mais sur ce total, une disparait tous les quinze jours. En ce qui concerne les seules langues construites comme le Solrésol, le Volapuk, l’Ido, la langue des signes, le clingon etc, leur nombre s’élèverait à 1000. l’Esperanto étant probablement l’une des plus utilisée. Les motivations de leurs créateurs peuvent être multiples, volonté de communiquer au-delà des frontières, mais aussi artistiques.

    La planche que je vous présente traitera uniquement de L’Esperanto. L’apprentissage de cette langue est incomparablement plus rapide, plus simple que pour n’importe quelle autre.

    Avant d’aborder l’histoire, le mouvement, le rayonnement de l’Esperanto, je vais aborder et la personnalité de son créateur.

    Ludwic Lejzer Zamenhof est né le 15 décembre 1859, au sein d’une famille juive, dans la ville de Bialystok, en Pologne, époque à laquelle ce pays était sous le joug de la Russie tsariste. Son père est professeur d’allemand et de français.

    Adolescent, Ludwik réalise un premier projet de langue universelle avant de partir étudier la médecine à Moscou puis à Varsovie. Il se mariera et s’installera dans un premier temps comme médecin généraliste, puis exercera en tant qu’ophtalmologiste.

    Son père était, quant à lui, opposé à la volonté de Ludwik de créer une langue universelle, projet qu’il jugeait chimérique et même potentiellement dangereux en raison de la situation de son pays écrasé sous la botte le l’empire Russe.

    Totalement habité par l’idée de créer une langue universelle dans le seul but de rapprocher les individus les uns des autres, le futur Docteur Esperanto n’abandonnera jamais. Pour lui, ce n’est pas un projet chimérique, mais un fort désir de casser les barrières qui séparent les peuples des différents pays, les communautés, les individus. La création de l’Esperanto n’est pas une fantaisie intellectuelle, un jeu. Depuis sa plus tendre enfance il sait ce que c’est que de vivre enfermé dans un groupe en raison de sa religion ou de son origine réelle ou supposée. Juifs d’un côté, polonais catholiques de l’autre, russes, allemands et chacun de ces groupes, bien sûr, possède sa propre langue, sa propre religion, ses coutumes et les tensions qui en découlent l’affectent terriblement.

    Si son père est défavorable à l’idéal que porte son fils, ce n’est pas le cas de sa belle-famille qui l’aidera financièrement pour que soit édité en 1887 le premier manuel de la Langue Internationale réalisé par le « Docteur Esperanto » en langue Russe. D’autres éditions suivront dans d’autres langues.

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