Laïcité

  • <p>Les raisons pour lesquelles j’ai opté de présenté une planche sur le parallélisme qui existe entre le communalisme tel qu’il existe dans certains pays dits multicommunautaires comme l’Inde, Maurice, le Liban et bien d’autres et le communautarisme qui se met très graduellement mais sûrement en France est que, une fois mis en place, toutes les dérives sont possibles. Contrairement à ce que nous pouvons penser ce n’est pas un phénomène social marginal mais un processus graduel, global et souvent irréversible de segmentation du tissu social. C’est une autre vision du social qui se met en place et elle s’immisce dans tous les aspects des relations sociales: de la politique étrangère jusqu’aux moindres détails des habitudes de consommation.</p>

    Le communalisme

    Les raisons pour lesquelles j’ai opté de présenté une planche sur le parallélisme qui existe entre le communalisme tel qu’il existe dans certains pays dits multicommunautaires comme l’Inde, Maurice, le Liban et bien d’autres et le communautarisme qui se met très graduellement mais sûrement en France est que, une fois mis en place, toutes les dérives sont possibles. Contrairement à ce que nous pouvons penser ce n’est pas un phénomène social marginal mais un processus graduel, global et souvent irréversible de segmentation du tissu social. C’est une autre vision du social qui se met en place et elle s’immisce dans tous les aspects des relations sociales: de la politique étrangère jusqu’aux moindres détails des habitudes de consommation.

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  • <p>En proclamant dans l’article III de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément », la Révolution française de 1789, reconnaît le peuple comme seule source légitime de la souveraineté nationale. Elle a ainsi  rendu nécessaire l’instauration d’un service public d’éducation afin de former les Français à l’exercice de la citoyenneté.</p>

<p>Les grands principes régissant le système éducatif, posés à la Révolution, ont été progressivement appliqués par les partisans de la république, opposés aux défenseurs d’une restauration monarchique, tout au long du XIXe siècle. L’obligation scolaire, la gratuité et la laïcité de l’enseignement public, réalisées pour l’enseignement primaire par Jules Ferry par deux lois en 1881 et 1882, n’ont pas été remises en cause depuis.</p>

<p>L’école, par l’éradication des patois locaux et la diffusion du français, a été le vecteur privilégié de la construction de la nation. Héritiers de la philosophie des Lumières, les républicains ont mis fin à la tutelle de l'Église sur l’éducation, afin de promouvoir la raison et la liberté de penser.</p>
 
<p>La IIIe République a permis l’accès de tous à l’éducation avec la gratuité. La mise en place de la mixité scolaire dans les années 1960 et l’unification progressive du système scolaire, qui s’achève avec la création du collège unique en 1975, ont permis d’étendre les principes républicains.</p>

<p>En dépit de ceux-ci, l’école républicaine se trouve  être la cible d’un feu nourri de critiques : classes surchargées, maîtres moins bien formés et moins républicains que les maîtres anciens, persistance des inégalités et du prédéterminisme social, inefficacité de la formation dispensée, nombreux laissés pour compte, faiblesse supposée des résultats en comparaison aux systèmes éducatifs d’autres pays, dévalorisation des diplômes, manque d'insertion professionnelle, ...</p>

<p>Au vue de son histoire et de sa mission, l’interprétation et les réponses à apporter aux critiques formulées à l’encontre de l’école Républicaine ne sauraient s’inscrire que dans une cohérence globale relevant avant tout du choix d’un modèle de société. Il s’agit donc d’un choix éminemment politique qui, circonscrit  à la question de l’éducation, peut se poser en ces termes : « l’école républicaine pourquoi faire ? ».</p>

    L’école républicaine, pour quoi faire?

    En proclamant dans l’article III de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément », la Révolution française de 1789, reconnaît le peuple comme seule source légitime de la souveraineté nationale. Elle a ainsi rendu nécessaire l’instauration d’un service public d’éducation afin de former les Français à l’exercice de la citoyenneté.

    Les grands principes régissant le système éducatif, posés à la Révolution, ont été progressivement appliqués par les partisans de la république, opposés aux défenseurs d’une restauration monarchique, tout au long du XIXe siècle. L’obligation scolaire, la gratuité et la laïcité de l’enseignement public, réalisées pour l’enseignement primaire par Jules Ferry par deux lois en 1881 et 1882, n’ont pas été remises en cause depuis.

    L’école, par l’éradication des patois locaux et la diffusion du français, a été le vecteur privilégié de la construction de la nation. Héritiers de la philosophie des Lumières, les républicains ont mis fin à la tutelle de l'Église sur l’éducation, afin de promouvoir la raison et la liberté de penser.

    La IIIe République a permis l’accès de tous à l’éducation avec la gratuité. La mise en place de la mixité scolaire dans les années 1960 et l’unification progressive du système scolaire, qui s’achève avec la création du collège unique en 1975, ont permis d’étendre les principes républicains.

    En dépit de ceux-ci, l’école républicaine se trouve être la cible d’un feu nourri de critiques : classes surchargées, maîtres moins bien formés et moins républicains que les maîtres anciens, persistance des inégalités et du prédéterminisme social, inefficacité de la formation dispensée, nombreux laissés pour compte, faiblesse supposée des résultats en comparaison aux systèmes éducatifs d’autres pays, dévalorisation des diplômes, manque d'insertion professionnelle, ...

    Au vue de son histoire et de sa mission, l’interprétation et les réponses à apporter aux critiques formulées à l’encontre de l’école Républicaine ne sauraient s’inscrire que dans une cohérence globale relevant avant tout du choix d’un modèle de société. Il s’agit donc d’un choix éminemment politique qui, circonscrit à la question de l’éducation, peut se poser en ces termes : « l’école républicaine pourquoi faire ? ».

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  • <p>Les discours sont des actes. C’est une prise de possession d’un espace. C’est une prise de possession d’un débat et en effet, je le crois, d’un combat. Je remercie d’abord naturellement la loge L’Humanité Future de m’avoir invité à participer à ses travaux. 100 ans, quel bel âge pour une loge ! 100 ans, cela veut dire que pendant toutes ces années, vos ancêtres, nos ancêtres ont maçonné sans interruption, sauf au moment du régime de Vichy où nous avons été interdits et nos loges fermées. 100 ans où des frères se sont rencontrés, différents les uns des autres, mais malgré ces différences ont réussi justement à retrouver ce que nous cherchons nous autres francs-maçons dans nos loges, le point de rencontre, le point commun et notre point commun, ici au Grand Orient de France, ce sont nos valeurs, ce sont nos principes. Au fond, l’on pourrait dire que nous avons trois projets : le projet maçonnique, notre démarche initiatique. Ce rapport si singulier de soi à soi et de soi vis-à-vis des autres ; essayer de s’améliorer soi même, essayer d’améliorer l’autre, mais surtout puiser en l’autre ce qui va permettre de nous améliorer nous mêmes, le connais toi toi-même socratique pour essayer de sortir de nous même, de nous dépasser, répondant en quelque sorte à l’appel de Nietzsche dans le Zarathoustra « homme tu es fait pour te dépasser, homme t’es-tu dépassé, homme qui t’a appelé à te dépasser ? ». Le projet maçonnique c’est d’abord d’essayer de se dépasser. Et puis nous avons un autre projet qui est le projet humaniste. Vous savez, c’est le je, tu, ils de Montaigne.</p>

    Centenaire de l’Humanité Future : conclusions de Jean-Michel Quillardet

    Les discours sont des actes. C’est une prise de possession d’un espace. C’est une prise de possession d’un débat et en effet, je le crois, d’un combat. Je remercie d’abord naturellement la loge L’Humanité Future de m’avoir invité à participer à ses travaux. 100 ans, quel bel âge pour une loge ! 100 ans, cela veut dire que pendant toutes ces années, vos ancêtres, nos ancêtres ont maçonné sans interruption, sauf au moment du régime de Vichy où nous avons été interdits et nos loges fermées. 100 ans où des frères se sont rencontrés, différents les uns des autres, mais malgré ces différences ont réussi justement à retrouver ce que nous cherchons nous autres francs-maçons dans nos loges, le point de rencontre, le point commun et notre point commun, ici au Grand Orient de France, ce sont nos valeurs, ce sont nos principes. Au fond, l’on pourrait dire que nous avons trois projets : le projet maçonnique, notre démarche initiatique. Ce rapport si singulier de soi à soi et de soi vis-à-vis des autres ; essayer de s’améliorer soi même, essayer d’améliorer l’autre, mais surtout puiser en l’autre ce qui va permettre de nous améliorer nous mêmes, le connais toi toi-même socratique pour essayer de sortir de nous même, de nous dépasser, répondant en quelque sorte à l’appel de Nietzsche dans le Zarathoustra « homme tu es fait pour te dépasser, homme t’es-tu dépassé, homme qui t’a appelé à te dépasser ? ». Le projet maçonnique c’est d’abord d’essayer de se dépasser. Et puis nous avons un autre projet qui est le projet humaniste. Vous savez, c’est le je, tu, ils de Montaigne.

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  • <p>Pourquoi parler aujourd’hui plus de laïcité qu’hier. Est-ce qu’on aime la laïcité comme on aime le chocolat ? Et bien non ! Parce qu’aimer le chocolat est anhistorique, vouloir la laïcité c’est s’inclure dans une diachronie historique.</p>
<p>Pourquoi la laïcité aujourd’hui ? Il est évident que nous ne pouvons pas comprendre pourquoi nous vivons un renouveau du combat laïque sans comprendre dans quelle phase du capitalisme : capitalisme manufacturier, industriel, monopoliste, impérialiste, ou globalisation financière néo-libérale, nous vivons. Le capitalisme change, il est dans une nouvelle phase depuis l’implosion du communisme soviétique fin des années 80. Cette phase, je la nomme turbo-capitalisme. Mais au-delà du mot, le renouveau du combat laïc provient du fait que  cette phase du capitalisme a vu naître une nouvelle alliance bien plus forte que celle des phases précédentes : L’alliance du néo-libéralisme avec le communautarisme et l’intégrisme. Dans certaines phases historiques, le capitalisme lui-même a plutôt fait évoluer la laïcité, lorsque les dogmes religieux empêchaient le développement des forces productives. Mais aujourd’hui, contrairement à ce qui se passait dans la période des 30 glorieuses,  cette nouvelle alliance du néo-libéralisme de la globalisation financière avec l’ensemble des forces intégristes, éthiques et communautaristes , caractérise la période. </p>

    Centenaire de l’Humanité Future : intervention de Bernard Teper

    Pourquoi parler aujourd’hui plus de laïcité qu’hier. Est-ce qu’on aime la laïcité comme on aime le chocolat ? Et bien non ! Parce qu’aimer le chocolat est anhistorique, vouloir la laïcité c’est s’inclure dans une diachronie historique.

    Pourquoi la laïcité aujourd’hui ? Il est évident que nous ne pouvons pas comprendre pourquoi nous vivons un renouveau du combat laïque sans comprendre dans quelle phase du capitalisme : capitalisme manufacturier, industriel, monopoliste, impérialiste, ou globalisation financière néo-libérale, nous vivons. Le capitalisme change, il est dans une nouvelle phase depuis l’implosion du communisme soviétique fin des années 80. Cette phase, je la nomme turbo-capitalisme. Mais au-delà du mot, le renouveau du combat laïc provient du fait que cette phase du capitalisme a vu naître une nouvelle alliance bien plus forte que celle des phases précédentes : L’alliance du néo-libéralisme avec le communautarisme et l’intégrisme. Dans certaines phases historiques, le capitalisme lui-même a plutôt fait évoluer la laïcité, lorsque les dogmes religieux empêchaient le développement des forces productives. Mais aujourd’hui, contrairement à ce qui se passait dans la période des 30 glorieuses, cette nouvelle alliance du néo-libéralisme de la globalisation financière avec l’ensemble des forces intégristes, éthiques et communautaristes , caractérise la période.

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  • <p>Dans un premier temps, je voudrais rappeler très brièvement les fondements et les principes constitutifs de l’idéal de laïcité, afin de tenter d’en élaborer une définition que je soumettrai à votre jugement. Dans un deuxième temps, j’aborderai ce que j’appelle les questions vives de la laïcité, notamment en référence aux menaces lourdes qui pèsent sur elle. Enfin, dans un troisième temps, et conformément à ce qui était convenu, j’essaierai d’ouvrir la question sur des perspectives internationales européennes et peut être au-delà. J’ai donc tout simplement intitulé cet exposé « Laïcité aujourd’hui ».</p>

    Centenaire de l’Humanité Future : intervention de Henri Pena Ruiz

    Dans un premier temps, je voudrais rappeler très brièvement les fondements et les principes constitutifs de l’idéal de laïcité, afin de tenter d’en élaborer une définition que je soumettrai à votre jugement. Dans un deuxième temps, j’aborderai ce que j’appelle les questions vives de la laïcité, notamment en référence aux menaces lourdes qui pèsent sur elle. Enfin, dans un troisième temps, et conformément à ce qui était convenu, j’essaierai d’ouvrir la question sur des perspectives internationales européennes et peut être au-delà. J’ai donc tout simplement intitulé cet exposé « Laïcité aujourd’hui ».

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  • <p><i>"Peut-on se passer de religion ? Dieu existe-t-il ? Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité ?</i></p>

<p>Autant de questions décisives en plein « choc des civilisations » et « retour du religieux. André Comte-Sponville y répond avec la clarté et l'allégresse d'un grand philosophe mais aussi d'un « honnête homme », loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains. Pour lui, la spiritualité est trop fondamentale pour qu'on l'abandonne aux intégristes de tous bords. De même que la laïcité est trop précieuse pour être confisquée par les antireligieux les plus frénétiques. Aussi est-il urgent de retrouver une spiritualité sans Dieu, sans dogmes, sans Église, qui nous prémunisse autant du fanatisme que du nihilisme.
André Comte-Sponville pense que le XXIe siècle sera spirituel et laïque ou ne sera pas. Il nous explique comment. Passionnant."</p>

    La Spiritualité Laïque

    "Peut-on se passer de religion ? Dieu existe-t-il ? Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité ?

    Autant de questions décisives en plein « choc des civilisations » et « retour du religieux. André Comte-Sponville y répond avec la clarté et l'allégresse d'un grand philosophe mais aussi d'un « honnête homme », loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains. Pour lui, la spiritualité est trop fondamentale pour qu'on l'abandonne aux intégristes de tous bords. De même que la laïcité est trop précieuse pour être confisquée par les antireligieux les plus frénétiques. Aussi est-il urgent de retrouver une spiritualité sans Dieu, sans dogmes, sans Église, qui nous prémunisse autant du fanatisme que du nihilisme. André Comte-Sponville pense que le XXIe siècle sera spirituel et laïque ou ne sera pas. Il nous explique comment. Passionnant."

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  • <p>Une communauté naît par le fait du regroupement entre elles de personnes pouvant s’entraider.</p>
<p>Les communautés sont-elles de fait ?</p>
<p>Oui, car les personnes n’ont souvent pas le choix dans leur lieu de chute ! Il est donc bien difficile que les personnes ne se regroupent pas en communauté car elles ont là des points  communs et surtout elles y rencontrent le meilleur accueil.</p>

<p>Est-ce la faute à l'immigration? Les flux migratoires existent depuis la nuit des temps… les animaux ont commencé en premier…
Au début du siècle  des provinciaux montés à Paris depuis l’Auvergne, les Alpes ou la Bretagne formaient certes des communautés avec les autres Auvergnats, Alpins, et Bretons mais des communautés intégrées : chacun avait un travail.
Il y eu aussi de nombreux italiens, espagnols, portugais qui vivaient comme les Auvergnats. Soutenus par leurs coreligionnaires tous s’en sortaient peut-être mieux que les vrais parisiens.Les chinois  travaillaient, en famille dans la maroquinerie, les lampions, la restauration. Malgré leur difficulté à s’exprimer ils étaient intégrés et leurs enfants étaient scolarisés.
Un emploi bien rémunéré permet de vivre parmi les autochtones de la société dans laquelle on migre sans aucun problème et d’y être parfaitement intégré,  de pouvoir participer à la vie associative et autre (achat d’une maison…)  comme tout résident.
Il faut insister sur  les conditions de départ et la qualité de l’accueil comme éléments structurant de l’intégration.</p>

<p>Pour les africains, le milieu se dégrade, car ils vont souvent vivre seuls, sans famille dans des conditions de logements effroyables, puisque aucun travaux n’ont entretenu ces habitations et qu’eux ne peuvent faire aucun investissement car ils doivent envoyer une partie de leur misérable paye au Pays. Leur exploitation par les petits patrons est telle qu’ils ne peuvent pas faire surface.</p>
<p>De véritables ghettos ont été construits dans les banlieues en particulier en élevant des tours qui ne pourraient accueillir que des personnes ne pouvant trouver autre chose de plus humain et surtout sans donner dans ses environs des structures adaptés pour s’occuper, se distraire et travailler.</p>

    Les différentes communautés, existant de fait ou à dessein dans notre pays, représentent-elles un danger pour la Laïcité ?

    Une communauté naît par le fait du regroupement entre elles de personnes pouvant s’entraider.

    Les communautés sont-elles de fait ?

    Oui, car les personnes n’ont souvent pas le choix dans leur lieu de chute ! Il est donc bien difficile que les personnes ne se regroupent pas en communauté car elles ont là des points communs et surtout elles y rencontrent le meilleur accueil.

    Est-ce la faute à l'immigration? Les flux migratoires existent depuis la nuit des temps… les animaux ont commencé en premier… Au début du siècle des provinciaux montés à Paris depuis l’Auvergne, les Alpes ou la Bretagne formaient certes des communautés avec les autres Auvergnats, Alpins, et Bretons mais des communautés intégrées : chacun avait un travail. Il y eu aussi de nombreux italiens, espagnols, portugais qui vivaient comme les Auvergnats. Soutenus par leurs coreligionnaires tous s’en sortaient peut-être mieux que les vrais parisiens.Les chinois travaillaient, en famille dans la maroquinerie, les lampions, la restauration. Malgré leur difficulté à s’exprimer ils étaient intégrés et leurs enfants étaient scolarisés. Un emploi bien rémunéré permet de vivre parmi les autochtones de la société dans laquelle on migre sans aucun problème et d’y être parfaitement intégré, de pouvoir participer à la vie associative et autre (achat d’une maison…) comme tout résident. Il faut insister sur les conditions de départ et la qualité de l’accueil comme éléments structurant de l’intégration.

    Pour les africains, le milieu se dégrade, car ils vont souvent vivre seuls, sans famille dans des conditions de logements effroyables, puisque aucun travaux n’ont entretenu ces habitations et qu’eux ne peuvent faire aucun investissement car ils doivent envoyer une partie de leur misérable paye au Pays. Leur exploitation par les petits patrons est telle qu’ils ne peuvent pas faire surface.

    De véritables ghettos ont été construits dans les banlieues en particulier en élevant des tours qui ne pourraient accueillir que des personnes ne pouvant trouver autre chose de plus humain et surtout sans donner dans ses environs des structures adaptés pour s’occuper, se distraire et travailler.

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